Parachat Vayetse
Bannière

Le dirigeant par excellence

Pessah'


Moshe Rabenou représente le dirigeant par excellence. Il se caractérise par sa qualité de miséricorde. En effet, il est indispensable, pour diriger, de savoir comment se conduire avec cette qualité. Parce qu’avec un méchant, un meurtrier ou un voleur, il est interdit d’avoir de la pitié. Aussi, celui qui ne saurait pas comment agir avec cette qualité, en ayant de la pitié pour un bébé, il pourrait lui donner une nourriture d’adulte qui lui sera néfaste. Alors qu’un tel enfant ne peut être nourri seulement avec du lait. Il importe donc de savoir comment bien se conduire avec la miséricorde. Avec tout un chacun s’impose une conduite, selon la miséricorde, adaptée en fonction des besoins particuliers.

Le véritable dirigeant d’Israël à posséder cette qualité, c’est seulement Moshe Rabenou. Il a été notre dirigeant dans le passé, et il le sera également à l’avenir.

Parce que « ce qui a été, c’est ce qui sera » (Kohelet 1,9). Et dans sa véritable commisération, il a donné toute son âme pour Israël. Il n’avait absolument aucune pensée égoïste. Lorsque Hachem lui dit (Chemot 32,10) « je ferai de toi un grand peuple », il a absolument décliné cette proposition. Il a simplement répondu (là-bas 32,32) « maintenant, si Tu veux, pardonne leur faute ! Sinon, efface-moi du livre que Tu as écrit ». Il était profondément miséricordieux, et donc un dirigeant exemplaire. Sa préoccupation résidait dans l’établissement d’un monde apaisé pour tous les êtres humains. Comme l’essence spécifique de l’homme se situe dans le savoir, celui qui n’en possède pas ne peut pas être nommé un homme. Il ressemble à un animal sous forme humaine ! Raison pour laquelle toute l’aspiration de Moshe Rabenou consistait à élever la conscience de chacun. Aussi, il est celui qui nous ouvre les lumières du véritable savoir. Comme il est écrit (Devarim 4,35) « Tu as montré à cette connaissance que Hachem est l’Éternel, Il n’en est point d’autre ». Moshe Rabenou nous permet de découvrir le savoir. Il nous a dévoilé que l’Éternel existe, et Il gouverne sur la terre.

Il éclaire notre savoir, et il nous enseigne que Hachem, dans l’acceptation du principe de miséricorde et l’Éternel selon celui de rigueur, tout n’est qu’Un. Cela s’est passé au moment de la Sortie d’Égypte à Pessah. Alors, il a commencé à ouvrir pour nous la lumière du savoir. Pour acquérir une connaissance véritable Le concernant, au moyen de tous les impressionnants signes et prodiges accomplis alors avec nous. Et cet éclairage se perpétue dans toutes les générations, année après année. Dans chaque génération, chaque individu doit se considérer lui-même comme s’il sortait d’Égypte. Car dans toutes les générations et chaque année, il est nécessaire d’attirer à nouveau cette sainte et véritable connaissance que Hachem est l’Éternel. Selon les explications de nos Sages ZL (Choulhan Arouh, O.H. 61) au sujet de la récitation du Chema « chaque jour sera pour toi comme des nouveautés ». De même pour les trois fêtes de pèlerinage durant lesquelles se renouvellent le savoir et l’esprit, plus particulièrement durant Pessah. C’est la « tête » des fêtes de pèlerinage, le début du dévoilement. Et l’essentiel du savoir correspond à l’éclairage du principe du fils et de l’élève. C’est-à-dire, faire prendre conscience à ceux qui résident dans les sphères inférieures que Hachem est avec eux, et Il se trouve toujours très proche d’eux. Parce que (Yeshayaou 6,3) « toute la terre est remplie de Sa Gloire ! » Mais également le contraire pour ceux ayant déjà atteint de hauts niveaux. Leur apprendre la notion de « où ! », de « quoi ? », la nécessité d’inclure ensemble les mondes.

Le principe de la Matsah est relatif à consommer dans une très grande sainteté. Et cela se rapporte également à ce que représente la Manne. Ce sont les « galettes » du moment de la Sortie d’Égypte. Elles avaient le goût de la Manne (Kidouchin 38). Et la Manne est une notion de « Ma/quoi ? ». Parce que « les enfants d’Israël se dirent les uns aux autres : "Qu’est-ce ceci ?" » (Chemot 16,15). Elle tombait jour après jour, selon cette notion (Ps. 145,15) « et Tu leur donnes leur subsistance en temps voulu ». Car durant toute l’année nous avons déjà eu le mérite de recevoir la Torah, selon ce principe du fils ou de l’élève. Alors, il est possible d’attirer cet éclairage de la Volonté même en consommant du Hamets. Car, nous avons procédé à la réparation de la séparation dans l’esprit. Ce qui correspond au mutisme, à l’immobilisme. Nous l’avons mérité seulement au moment de l’ouverture de la mer de Jonc. Comme il est écrit (Chemot 14,14) « Hachem combattra pour vous ; et vous, tenez-vous tranquilles ! » Car à ce moment n’avait pas encore été attiré pleinement cet éclairage du fils et de l’élève. Tout ce qui correspond au « réveil depuis en bas ». Alors, l’éclairage était parvenu seulement depuis En Haut. Comme un soudain très puissant éclat d’un instant. Cela n’avait pas permis d’atteindre la réparation nécessaire dans notre esprit. Et s’ils avaient consommé du Hamets/levain, leur esprit aurait fermenté au point d’en arriver à soulever des questions pour lesquelles le temps de l’homme n’aurait pas suffi pour donner une réponse adéquate. Car ce type d’interrogation fait référence à des notions situées au-delà du temps. Mais, se poser de vraies questions, comme indiqué dans la Hagadah, est le signe de la liberté, de l’arrachement aux consensus conceptuels de la société. Aussi, à ce moment essentiel pour la réparation, il est particulièrement important d’être très attentif à empêcher toute fermentation.

Dès que l’on verse de l’eau sur la farine, ce qui correspond aux eaux du savoir provenant d’une source extrêmement élevée, il s’impose de pétrir la pâte dans la précipitation. Et rapidement procéder à la cuisson grâce au feu. Il est un principe de crainte, de contraction. C’est immédiatement contracter l’esprit, pour qu’il ne commence pas du tout à vouloir interroger sur des questions qui le dépassent. Il est nécessaire de se retenir, de se maintenir sur ses acquis, et remercier et louer Hachem, pour tous les miracles et prodiges qu’Il accomplit en notre faveur. Il nous élève et Il nous place bien au-dessus de notre niveau. Selon le principe (Ps. 113,7-8) « Il redresse l’humble couché dans la poussière, fait remonter le pauvre du sein de l’abjection, pour le placer à côté des grands, à côté des grands de son peuple ». Et c’est (Devarim 16,3) « tu ne dois pas manger de pain levé ; durant sept jours tu mangeras en outre des azymes, pain de misère. Car c’est avec précipitation que tu as quitté le pays d’Égypte. Et il faut que tu te souviennes, tous les jours de ta vie, du jour où tu as quitté le pays d’Égypte ». Sur ce pain de misère, nous donnons de très nombreuses réponses (Pessahim 26,19). Nous récitons le Hallel entier, et nous récitons la Sortie d’Égypte. À ce moment précis, ceci constitue toute la réparation, pour être épargné de pénétrer dans des investigations qui nous dépasse, qui sont au-delà du temps. Car elles se réfèrent à la faute du premier Homme, avec l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Parce qu’il a regardé là où il n’était pas autorisé à le faire. Maintenant, chacun d’entre nous doit réparer cette faute au moment de célébration de Pessah par le récit de la Sortie d’Égypte.

Aussi, tous les individus, chacun en fonction de son niveau, même s’il se trouve extrêmement bas, doit s’évertuer à éclairer sur lui le savoir. Il doit savoir que Hachem est toujours avec lui. C’est l’enseignement du Prophète (Yeshayaou 26,19) « réveillez-vous et secouez-vous, vous qui dormez dans la poussière ! ». Parce que (là-bas 6,3) « toute la terre est remplie de Sa Gloire ! » Mais aussitôt que s’élèvent en lui des questions relatives à Hachem ou sur les Justes, il convient d’être extrêmement prudent. Il faut faire en sorte d’extirper tout ce que représente le Hamets, et s’attacher au principe de la Matsah. De sorte à ne pas laisser son esprit « fermenter/Hamets » complétement. Il faut s’efforcer de prendre en considération seulement les aspects positifs, et tous les prodiges dispensés en sa faveur par Hachem. Toutes les extraordinaires miséricordes dont il a été le bénéficiaire. Et beaucoup louer et remercier Hachem pour toutes Ses Bontés et Ses Prodiges. Cela correspond à la notion du « pain de misère/Oni » mentionné. Il purifie le pauvre, comme l’explique là-bas Rachi (16,3). Selon une autre explication, on répond/Onin sur lui beaucoup d’explications. Ou encore, il s’agit de la conduite du pauvre de mettre en tranches/BeProussah (Pessahim 115:). Toutes ces différentes explications forment un tout.

Et l’on prend de la deuxième Matsah, on tranche une moitié sur laquelle on récite la bénédiction pour permettre la consommation de la Matsah. Et l’on cache l’autre tranche pour l’Afikoman (Orah Haim 473,6). Cela représente l’essentiel de la Matsah, le principe de la dissimulation. C’est (Ps. 31,20) « combien sont grandes Tes Bontés que Tu nous caches. Pour que nous Te craignions ». Car de là provient l’éclairage de la Volonté. Il représente l’essentiel de la plénitude de réparation de tous ceux qui sont disposés à se rapprocher vers Hachem. Et plus particulièrement pour ceux qui étaient extrêmement éloignés. Lorsqu’ils se rapprochent, l’essentiel de la réparation réside dans le mérite d’attirer l’éclairage de la Volonté. Cela se mérite essentiellement au moment de la consommation, ce qu’est la libération acquise à Pessah.

Pessah Casher veSameah
Source: Elhanan Lepek