Parachat Vayetse
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L’essentiel du revenu dépend du Shabat!

Paracha Wayaqhel


L’essentiel du revenu dépend du Shabat! Grâce à la consommation durant ce jour, selon le plaisir du Shabat. Comme il est écrit dans le saint Zohar (Yitro 88:) «car c’est du Shabat que sont bénis tous les six jours profanes. Pour cela il convient de préparer la table la veille de Shabat, avec du pain et des mets. De sorte à attirer la bénédiction pour tous les six jours». Car le revenu est acquis essentiellement par l’éclairage de la Volonté. C’est-à-dire le principe de l’illumination vers le fils et vers l’élève. Cela correspond à la notion de la mer de l’intelligence. De là s’épanche le principe de la royauté, de la crainte, lorsque l’on reçoit le revenu depuis les «mains» situées dans la mer de l’intelligence.

Raison pour laquelle, grâce aux délices du Shabat, on mérite la lumière venant de la Volonté. Et grâce à cela sont bénis tous les six jours de l’action. Parce que l’essentiel du revenu provient de là-bas, depuis ce principe de l’éclairage de la Volonté. Il correspond à «Il ouvre Sa Main, et Il rassasie toutes les créatures de volonté» (Ps. 145,16).

Du fait que durant Shabat on mérite l’éclairage de la Volonté, de là sont attirés toutes les bénédictions et tout le revenu pour tous les six jours profanes. Raison pour laquelle durant le Shabat il est interdit d’entreprendre quelque travail que ce soit. Alors s’impose le principe de l’annulation. Il s’agit d’un moment où règne seulement le principe de la Volonté, de l’amour. Ce que nous disons dans le Kidoush/sanctification le soir de Shabat «Tu dispenses pour nous avec amour cet héritage». Alors, on reçoit tout son revenu seulement selon le principe de la Volonté. Lorsqu’on accepte cette idée d’annulation, quand on ne laisse subsister absolument aucune action relative aux habitudes de ce monde. Précisément à partir de ce principe d’illumination de la Volonté, tout ce que représente l’observation scrupuleuse du Shabat par rapport à la cessation de tous les travaux. De là justement se reçoit tout le véritable revenu. Celui qui découle essentiellement de cette notion d’éclairage de la Volonté. Car il s’agit de la source originelle de la bénédiction et du revenu.

Il s’ensuit que tous les trente-neuf travaux, toutes les entreprises, toutes les actions effectuées durant les six jours de l’action ne possèdent en eux-mêmes aucune vie. Il n’est pas possible d’attirer un vrai revenu en comptant sur eux. Cela devient possible seulement grâce à ce qui provient effectivement du Shabat, depuis ce principe de l’éclairage de la Volonté. Et la caractéristique principale se révèle par l’absence de tout travail, ainsi s’attire l’essence même du revenu.

Chaque personne doit savoir et posséder une confiance et la Emounah/croyance absolues que ce n’est pas de sa propre force que l’on est puissant, comme nous le dit le Prophète (Shmuel I 2,9) «car ce n'est pas la force qui fait le vainqueur». Aucun revenu n’est attiré au moyen de ses propres réalisations, de ses entreprises ou au moyen d’actions matérielles. Non plus par le négoce ou l’un des trente-neuf travaux. Essentiellement et seulement le revenu dépend de la bénédiction venant de Hachem. Lorsqu’on possède une véritable connaissance et une croyance parfaite que tout ce que l’on entreprend, tous nos agissements durant les jours profanes, pour notre revenu, ce n’est pas grâce à cela qu’on l’attire. Mais grâce à ce que l’on reçoit du Shabat, lorsqu’on favorise l’épanchement de l’éclairage de la Volonté. De là s’impose l’interdiction de tous les travaux, pour ne pas provoquer de perturbations. Ainsi on attire la sainteté du Shabat dans tous les six jours profanes. Alors se sanctifient ces six jours de l’action selon le principe de la sainteté du Shabat. Cette sainteté est source de bénédictions, elles purifient tous les trente-neuf travaux de l’impureté provenant du venin du serpent. Ce qui est relatif aux trente-neuf malédictions. Mais il est possible de mériter que tous ces trente-neuf travaux correspondent à ceux relatifs à la construction du Tabernacle. De là nous apprenons tous les trente-neuf travaux (Shabat 49:). Et alors on réalise les travaux selon le principe de l’édification du Tabernacle. Et ceux-ci s’identifient aux trente-neuf lumières, tout ce qui est relatif à l’éclairage de la Volonté. Ainsi, tous les travaux correspondent à la Volonté, d’où provient l’essentiel du véritable revenu.

Lorsqu’on mérite de réaliser tout le négoce ou les trente-neuf travaux selon ces principes, alors bien qu’ils soient accomplis effectivement, malgré tout cela n’est absolument pas considéré comme une réalisation. Mais toutes les actions effectuées dans cet esprit revient à élever ses mains vers Hachem, et soumettre toutes ses pensées, toutes ses paroles, tous ses mouvements vers Hachem. Et cela correspond «remets ta destinée à Hachem; confie-toi à Lui: Il fera le nécessaire» (Ps. 37,5), «remets le succès de tes œuvres à Hachem, et tes projets s'en trouveront affermis» (Michlei 16,3). C’est mettre toute sa confiance, sa foi, en croyant sincèrement qu’aucun homme en réalité ne réalise quoi que ce soit. Nous sommes seulement obligés d’entreprendre quelques occupations ou négoces, parce qu’il en va ainsi de Sa Volonté. Là se trouvent de nombreux secrets, des intentions importantes pour tout ce qui concerne le négoce ou le travail. De la même façon qu’il existe de profondes intentions et des secrets dans chaque commandement de la Torah. Car au moyen de ces travaux ou du négoce s’opèrent de saintes clarifications et apparaissent des étincelles. Seulement dans cet objectif il convient de s’occuper un peu de négoce ou d’accomplir quelques travaux. Ce sont les ordres de Hachem, comme l’ont dit nos Sages ZL (Avot 2,2) «il est bon de concilier l’étude de la Torah avec le gagne-pain… et toute étude de la Torah qui n’est pas accompagnée d’un travail est vouée à la perte et entraîne la faute». Mais en vérité, l’homme ne réalise rien du tout! Le revenu ne lui parvient pas du tout au moyen d’une réalisation matérielle. Seulement et essentiellement, le revenu, et la bénédiction qui va avec, sont attirés grâce à l’annulation des trente-neuf travaux! C’est-à-dire grâce au principe du Shabat, lorsque l’éclairage de la Volonté peut diffuser la bénédiction dans tous les six jours profanes.

Il est précisé au sujet de la construction du Tabernacle «s’est érigé le Tabernacle» (Chemot 40,17). L’ouvrage s’est réalisé de lui-même. Eux, ils avaient l’intention de parvenir à sa réalisation. Alors, tout montait de leurs mains de soi-même! Aussi, pour toute la construction du Tabernacle l’expression rapportée est la volonté et la générosité du cœur. Comme il est écrit (Chemot 35,21) «tous les hommes au cœur élevé, aux sentiments généreux». Ainsi brillait l’éclairage de la Volonté de sorte que les travaux s’accomplissaient selon le principe de l’annulation, la notion du Shabat. Et c’est ainsi que doivent être envisagées toutes les actions du négoce ou des trente-neuf travaux durant les six jours profanes. Cela se rapporte à «Hachem bénit ses efforts, et agrée l'œuvre de ses mains!» (Devarim 33,11). D’où la nécessité d’attirer la lumière de la Volonté sur nos mains. Elles sont l’outil de l’action avec lesquelles s’effectuent tous les trente-neuf travaux. Et précisément avec elles Hachem bénit l’engagement. C’est cette notion «pendant six jours le travail se fera, mais le septième jour sera Shabat, repos solennel pour une sainte convocation: vous ne ferez aucun travail» (Vayikra 23,3), l’expression «se fera» est précisément sous la forme passive. Car grâce au Shabat l’on mérite que le travail en général s’effectue de lui-même.

Parce que l’essentiel de l’existence des six jours de l’action doit nous parvenir grâce au Shabat. C’est-à-dire grâce au chômage et au repos durant cette journée. De là toute la vie, toute l’abondance et l’existence de tous les six jours de l’action. Comme il est écrit «l’Éternel mit fin, le septième jour, à l’œuvre faite par Lui» (Berechit 2,2). Nos Sages ZL ont commenté (Berechit Rabah 10,10) «que manquait-il au monde? Le repos. Le Shabat est venu, et avec lui le repos. Alors seulement l’œuvre de la Création a été terminée et menée à bonne fin». Car l’essentiel du maintien de toute action entreprise par Hachem, si l’on peut s’exprimer ainsi, durant les six jours de Au Commencement, tout n’a été effectif seulement grâce au repos, au chômage du Shabat. Pour bien prendre conscience, savoir et croire, qu’en vérité nous ne faisons rien, tout vient de la Force de Hachem. Ainsi, nous sommes mis en garde (Devarim 8,12-17) «de peur que tu manges, et tu te sens rassasié… et tu diras en ton cœur: "C'est ma propre force, c'est le pouvoir de mon bras, qui m'a valu cette richesse"». Il importe d’extrêmement bien se souvenir, sans en arriver à se tromper soi-même, en venir à oublier. De penser dans son cœur que nous-mêmes avons réalisé quelques ouvrages. Cela correspondrait à la force de ma main a réalisé cela. Il faut se souvenir de Hachem, comme il est écrit (là-bas 18) «tu dois te souvenir, car c'est Lui qui t'aura donné le moyen d'arriver à cette prospérité». Parce que tout ne s’obtient seulement par la Force de Hachem.

Shabat Shalom
Kupath Rabbi Meir Baal Haness

Elhanan