Parachat Noah'
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La mort de Yaacov

Paracha Vaye'hi


La dernière sidra du premier livre de la Thora s’achève sur deux notes tristes :la mort de Yaacov et celle de Yosseph. Mais le générique de cette ultime péricope s’intitule VAYEHI : il vécut. 

La notion de la vie prime sur celle de la mort.

Nos sages nous apprennent que Yaacov notre patriarche n’est pas mort même si le déroulement de ses obsèques dans le caveau de Patriarches est minutieusement narré.

Toutes les bénédictions pour chaque enfant d’Israël sont relatées. Nous n’avons pas fini de les exploiter à ce jour.

En fait la base de la vie n’est pas en rapport au nombre d’années à vivre mais au contenu de cette existence. On peut dire que Yaacov alias Israël a vécu un nombre incalculable d’événements qu’une seule vie ne peut seule contenir.

Notre but est de nous remémorer chaque étape et d’en tirer les leçons pour notre propre expérience. On a vu dans le déroulement de ces étapes, une sorte de clin d’œil à méditer dans les moments difficiles que nous pouvons traverser.

Ainsi Yaacov a vécu avec ses parents et le climat avec son frère n’a pas été des plus cordiaux. Il quitte ses parents.

Yaacov a vécu chez Lavane. A chaque instant, cet homme, fourbe et malicieux, pouvait entraîner le troisième patriarche dans son sillage. Yaacov a résisté.

Yaacov revient chez lui. Les difficultés entre frères avaient le pouvoir d’imploser la valeur de la famille donc de l’état embryonnaire de futur peuple d’Israël. Le temps va arranger les choses. 

Il reste l’étape ultime : la descente en Egypte.

Yaacov l’individu disparaît mais Israël, le nom c’est à dire la renommée ou la pérennité persiste ! Mieux il se consolide et obtient de D. la reconnaissance éternelle.

C’est pourquoi nos sages disent à juste titre que « Yaacov Avinou lo meth » : notre patriarche Yaacov n’est pas mort.

Enfin les bénédictions de cette sidra bien qu’elles soient dispensées pour chaque enfant comme si elles ne s’adressaient qu’aux fils de Yaacov, sont en fait des bénédictions sans âge. 

Elles comportent des élans pour les futures tribus d’Israël dans leur cheminement vers les temps messianiques.

Nous avons déceler la construction du Temple dans ses trois phases. Les deux premières ont eu lieu selon le calendrier hébraïque. Le troisième est en gestation. 

Il est mentionné comme celui qui ne se détruira plus jamais. Cela fait partie de nos convictions ; de notre EMOUNA.

Rav S. Malka

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