Parachat Vayigach
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Il n'en prendra qu'une poignée

Paracha Va'et'hanan


BIOGRAPHIE :

Rabbénou Itshak Hazaken bar Chemouel, le Ri Hazaken, fut un des Baalé Tossefot.Son grand-père maternel était le célèbre commentateur, Rachi. Il est un neveu et un élève de Rabbénou Tam et du Rachbam.

Il est également le petit-fils de l’un des plus célèbres élèves de Rachi, Rav Sim’ha de Vitry, le Ma’hzor de Vitry. Le Ri Hazaken va diriger la Yéchiva de Ramerupt, près de Troyes, succédant ainsi à Rabbénou Tam. Plus tard, il fondera la Yéchiva de Dampierre.

Les élèves du Ri seront Rav Chimchon de Sens, Rav qui a édité de nombreux commentaire de Tossefot que nous possédons aujourd’hui, et qui a pris la tête de 300 familles afin de se rendre en Erets Israël en 1211 ainsi que Rav Baroukh, auteur du Sefer hatéroumot.

Le Ri Hazaken était également un grand kabbaliste. Il menait une vie d’ascète et jeunait deux jours pour Kippour. Il eut deux fils qu’il perdit de son vivant : Rabbénou El’hanan et Rabbénou Chlomo. Rabbénou Itshak Hazaken mourut le 27 Tichri 1200. Que le mérite du Tsadik nous protège.

RESUME DE LA PARASHA

Moché raconte au peuple comment il a imploré D… afin qu’il lui soit permis d’entrer en Terre Sainte.

Moché rappel l’Exode d’Égypte et le Don de la Torah (Matan Torah) Moché prédit qu’au cours des générations futures, le peuple s’éloignera de D.., qu’il servira des idoles et sera exilé de sa terre, dispersé parmi les nations. Mais alors, ils chercheront D… et reviendront au respect de Ses commandements.

La Paracha Vaet’hanane contient également la répétition des 10 Commandements et les versets de la prière Chéma Israël qui expriment le fondement de la foi juive : l’unité de D.. l’amour de D.., l’étude de Sa Torah, le port des téfilines et la pose de la mézouza aux portes de nos maisons.

HALAKHOT

Si l’on désire s’asseoir derrière la personne qui prie, il est également souhaitable de s’imposer la rigueur sur ce point et de ne pas s’y asseoir, mais ceux qui se l’autorisent ont sur qui s’appuyer.

Cette interdiction de ne pas s’asseoir à proximité d’une personne qui prie possède une règle supplémentaire qui est celle de la personne qui vient prier dans le périmètre de quelqu’un qui est assis (« Ba Bi-Gvoulo »).En effet, si quelqu’un est assis et qu’une autre personne vient prier la ‘Amida à proximité de lui, cette personne s’est introduite d’elle-même dans le périmètre de celle qui était assise à cet endroit avant elle. De ce fait, la personne assise n’est pas tenue de se lever et d’aller s’asseoir ailleurs.

Cette règle prend sa source dans la Guémara Bérah’ott (31b) où il est enseigné qu’il est interdit de « s’asseoir » à proximité d’une personne qui prie. Or, il n’est pas dit qu’il est interdit « d’être assis » à cet endroit.Nous en déduisons que l’interdiction n’existe que lorsque l’on vient de soi-même s’asseoir dans le périmètre des 4 coudées (2 m) de la personne qui prie. Par contre, lorsque la personne qui prie vient elle-même se placer à proximité de quelqu’un qui est assis, celui-ci n’est pas tenu de se lever.

Il existe d’autres explications sur cette règle.C’est ainsi que tranche notre maître le ROCH, ainsi que MARANN dans le Choulh’an ‘Arouh’ (chap.102)Cependant, le Gaon Rabbi Itsh’ak ABOUHAV écrit que même si selon le strict Din la Halah’a est tranchée selon l’opinion du ROCH selon qui il n’y a pas d’obligation de se lever lorsque la personne qui prie est venue d’elle-même se placer à proximité de quelqu’un qui est assis, il est souhaitable malgré tout de s’imposer la rigueur de se lever par

mesure de piété.En effet, il est humiliant pour une personne de rester assise alors que quelqu’un d’autre est occupé à prier, car cela peut s’interpréter comme un refus de prier.

De plus, c’est également humiliant pour la personne qui est venue se placer à proximité de quelqu’un qui est assis, car par ce fait, elle entraîne la personne assise à être confrontée à cette situation.C’est pourquoi il est malgré tout souhaitable de se lever par mesure de piété même lorsque la personne est venue d’elle-même se placer à cet endroit pour prier.

Le Gaon Rabbi David YOSSEF Chlita ajoute que malgré tout, si la personne était assise derrière celle qui est venue se placer à cet endroit pour prier, il n’y a pas la moindre obligation de se lever, même par mesure de piété, car le fait de ne pas s’asseoir derrière une personne qui prie fait déjà l’objet d’une divergence d’opinions parmi les décisionnaires, et certains autorisent.

Par conséquent, même si l’on prend en considération l’opinion de ceux qui interdisent de s’asseoir derrière une personne qui prie au même titre qu’il est interdit de le faire devant elle ou sur ses côtés, malgré tout, lorsque c’est la personne qui prie qui vient elle-même se placer à proximité de quelqu’un qui est assis, il n’y a pas matière à s’imposer cette rigueur lorsqu’il s’agit de l’arrière de la personne qui prie.

En conclusion :

Même s’il est interdit de s’asseoir à proximité d’une personne qui prie la ‘Amida, malgré tout, si une personne est assise et que quelqu’un vient se placer dans son périmètre de 4 coudées (2 m), la personne assise n’est pas tenue de se lever. Cependant, celui qui s’imposera la rigueur sur ce point est digne de la Bénédiction.

Si une personne est assise et qu’une autre personne vient se placer devant elle pour prier, de sorte que la personne assise se trouve derrière celle qui prie, il n’y a dans ce cas là aucune obligation de se lever, et l’on peut rester assis même par mesure de piété.

HISTOIRE

Un avrekh d’une famille honorable de cohanim et de bnei Torah faisait partie des disciples du gaon Rabbi Méïr Sim'ha Hacohen de Dvinsk, auteur de Or Saméa'h, invita son Rav à célébrer son mariage chez lui. Rabbi Méïr Sim'ha accepta volontiers l’invitation, et après la cérémonie du mariage, il bénit le marié tout ému par des paroles chaleureuses, lui disant entre autres : « Puisse être la volonté de D. que se réalise en toi le verset : « … le cohen en prendra une poignée … » (Séfer Vayikra Ch.5, v.12) » Les assistants s’en étonnèrent, ne comprenant pas quelle bénédiction particulière Rabbi Méïr Sim'ha avait accordée au marié.

A la fin, ils lui demandèrent de leur expliquer ce que cela voulait dire. Rabbi Méïr Sim'ha sourit et dit avec une lueur de malice : « Dans le traité Bérakhot, la Guémara raconte qu’en Erets Israël, on avait l’habitude de demander à quelqu’un qui avait épousé une femme « matsa » ou « motsé » ? Cette question signifiait : est-ce que le jeune époux avait réalisé le verset de Michlé (18, 22) : « Celui qui a trouvé (matsa) une femme a trouvé le bien », ou alors malheureusement le verset de Kohélet (7, 26) : « Je trouve (motsé) la femme pire que la mort ».

Or, constatez que la différence essentielle entre « matsa » et « motsé » est la façon dont la lettre « mem » est ponctuée, une fois avec un « kamats » et une fois avec un « tseiré ». C’est pourquoi j’ai béni le marié afin que se réalise en lui le verset de Parachat Vayikra : « Le cohen en prendra une poignée (kamats mimeina), c’est-à-dire que ce soit toujours pour lui « matsa » avec un « kamats » et non « motsé » avec un « tseiré » ! 

VIE SAINE: LA LENTILLE

La lentille apporte 4 fois plus de fibres que le riz, les pâtes ou les pommes de terre. Elle fournit une énergie progressivement disponible, grâce à ses glucides complexes et à leurs fibres. Les lentilles ont un rôle bénéfique dans la prévention des maladies cardiovasculaires : leur consommation permet de faire baisser un taux de cholestérol trop élevé.


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