Parachat Noah'
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515 supplications

Paracha Va'et'hanan

Le texte qui nous est proposé cette semaine indique le nombre impressionnant de supplications, soit 515, que Moché a adressées à D. pour obtenir le droit de pénétrer en terre de Canaan. 

Il aura droit à une visite virtuelle de ce beau pays mais il ne pourra y résider.

Ces chapitres rappellent la merveilleuse rencontre entre le peuple hébreu et D. sur le Mont Sinaï pour entendre le décalogue à quelques variantes près. 

Mais l’événement majeur est la découverte du premier chapitre du Chéma’ qui est lu ainsi que les deux autres passages chaque jour deux fois par jour, matin et soir.

Le premier verset institue l’unicité de D. comme principe intangible du judaïsme et de toute foi. Dès l’instant où d’autres éléments s’adjoignent à D. pour le représenter par un fils ou par un envoyé, le principe du D. unique est mis en branle. 

 Si le monothéisme est préservé, le divin perd son sens d’incomparable donc de la particule : UN.

La difficulté a été de vouloir appréhender le monde céleste par le monde humain. D’autres religions l’ont résolue par une représentation humaine de D.

Le judaïsme a posé cette question dans sa totalité. Rabbi Akiva a compris ce problème seulement le jour de son exécution comme martyr. L’attachement réclamé dans ces versets au D. unique se traduit par un amour qui ne peut dépasser le sentiment humain. 

 Le texte réclame cet amour qui passe nécessairement par le cœur et l’âme. L’homme aime d’autres que lui par son pouls ou par son intellect. Mais D. réclame le MEOD, encore plus. Le sacrifice de son propre corps pour la sanctification du Nom ineffable est une réponse extrême.

C’est la réponse de Rabbi Akiva au questionnement de ses disciples.

Maimonide et d’autres sages ont répondu d’une manière plus générale. L’application et l’éducation des principes édictés à Moché par D. dans la Thora suffisent pour asseoir l’autorité divine à l’humanité.

 Lorsque les Mitsvot sont d’une part exécutées au nom de D. et sont inculquées à notre progéniture de manière que la chaîne ancestrale ne peut être interrompue, l’unicité de D. est préservée. Dans ce premier texte deux autres Mitsvot apparaissent clairement. 

La mise des téfiline et la pose des mézouzot. En posant les Téfiline, chaque juif s’imprègne du commandement divin pour son propre compte. C’est en quelque sorte son cri d’amour quotidien. 

Les Mézouzot, à chaque porte du foyer, signifient notre dépendance au seul D. unique et notre affranchissement à toute autre contrainte d’origine humaine.

Rabbin S.MALKA

Source: psemaine

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