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Obtenir le pardon

Paracha Tetzave

Leur faute prend sa source dans ce qu’ils ont revêtu les vêtements de prêtrise lors leur festin. Ainsi, l’essentiel de la transgression est relatif aux vêtements. C’est pourquoi le Cohen / le prêtre, qui devait obtenir le pardon pour les fautes d’Israël, grâce à son service, devait revêtir les habits particuliers de la prêtrise et réparer la faute propre aux vêtements altérés. L’essentiel de la faute, qui s’attache en particulier aux habits, découle de l’orgueil et de la vanité. Cette transgression concerne principalement les vêtements, parce qu’à leur racine ceux-ci reflètent un principe extrêmement élevé (Ps. 93,1) « Hachem règne, revêtu avec majesté ». Aussi, lorsqu’on porte atteinte contre cela, à cause de nos nombreuses fautes, l’Honneur tombe dans l’autre tendance, sous la forme des instincts et des vanités de ce monde. Alors l’essentiel de la faute de l’orgueil se

manifeste sur les vêtements. Comme on peut le constater, de nombreuses personnes perdent leur monde à cause de la poursuite et la recherche de certains vêtements et de différents ornements. Comme l’exprime le verset (Berechit 39,12) « elle le saisit par son vêtement en disant, etc. »

C’est la raison pour laquelle le Grand-prêtre revêtait de précieux habits. Il se trouvait en eux toutes sortes de rayonnement, comme l’or, l’azur, le pourpre, etc. Et par-dessus (Chemot 28,4) « le pectoral, l’éphod ». Étaient incrustés sur eux des pierres précieuses où étaient imprimés les noms des enfants d’Israël, comportant cinquante lettres. Elles représentaient l’ensemble des lettres de la Torah, relatif aux cinquante portes du discernement. Parce que le Saint, béni soit-Il, la Torah et Israël forment un tout unique (Zohar Aharei 73). Et le Grand-prêtre portait tout sur son cœur, de sorte à élever et à réparer toutes les tentations provenant du sentiment de suffisance ou de l’opulence. Ce qui est à la racine de l’emprise de l’orgueil. Comme conséquence de nos nombreuses fautes, lorsque s’est renforcée la mauvaise royauté, Israël a été exilé et saisi là-bas. Également alors, celle-ci a voulu revêtir les habits du Grand-prêtre. Parce qu’ils ont estimé posséder à ce moment la force suffisante pour anéantir totalement Israël. Ils ont voulu satisfaire leur instinct de cupidité, et assouvir leur plaisir, avec des vêtements d’honneur et des ornements de pierres précieuses. Alors, nous n’avions plus de Grand-prêtre pour effectuer ces réparations. Pire, l’autre tendance s’est immiscée en eux. En vérité, il s’agissait d’une époque de très grandes souffrances.

Mais (Eiha 3,22) « les bontés de Hachem ne sont pas taries et sa miséricorde n’est pas épuisée ». Il nous a envoyé Mordehai. Il a fait pénétrer dans Israël la notion qu’il n’existe absolument aucun désespoir. Personne ne doit jamais désespérer des Miséricordes. Tous doivent crier vers Hachem, de tout leur cœur, et se revêtir de sac et de poussière. Et ainsi rejeter tous les précieux habits représentant les envies de ce monde. Car effectivement, ils correspondent à des habits repoussants. Alors, tout s’est transformé, Haman a été pendu sur un arbre haut de cinquante coudées. Et Mordehai a extirpé de ce dernier toute la richesse dans la sainteté. Comme il est écrit (Esther 8,2) « Esther préposa Mordehai sur la maison d’Haman ». Et alors (ibid. 8,15) « et Mordehai sortit de chez le roi en costume royal, bleu d’azur et blanc ». Il s’agit de l’azur des Tsitsit, ils viennent réparer les vêtements. De même pour Esther, il est écrit (idib. 5,1) « Esther se revêtit de ses atours de reine ». C’est l’essentiel de la réparation, jusqu’à mériter, grâce à elle, par la suite de construire le Sanctuaire, et de ramener les vêtements de la prêtrise à leur juste place, vers la sainteté.

Ainsi, il est mentionné ce sujet des habits repoussants dans le verset concernant le Grand-prêtre Yehoshoua (Zahariah 3,3). Parce qu’il a été le premier à servir dans le deuxième Sanctuaire. Et à cause des rigueurs imposées par l’exil ses enfants ont trébuché. À tel point qu’ils ont porté atteinte contre lui avec des habits repoussants. Il s’ensuit que toute la réparation de la Délivrance vient grâce à la Tefilah des Justes. Ceux qui sont les membres de la grande Assemblée. Alors, ils ont prié et ont été occupés à obtenir cette réparation. Jusqu’à ce que l’ange, à propos du prophète Zahariah, proclame (ibid. 3,4) « ‘enlevez-lui ces vêtements souillés !’ Puis il lui dit : ‘Vois, je te débarrasse de tes péchés, en te faisant vêtir d’habits de prix.’ »

Par conséquent, le Grand-prêtre ne pénétrait pas à l’intérieur de l’intérieur avec les huit vêtements sur lesquels se trouvaient de l’or et des pierres précieuses. Mais seulement avec les quatre vêtements blancs. Pour montrer, bien que le Grand-prêtre peut revêtir ces précieux habits avec une grande sainteté pour réparer la faute de l’envie de richesses. Car il existe une relation entre celle-ci et les habits précieux. Sur ceux-ci se trouvaient des ornements du Grand-prêtre, constitué de pierres précieuses. Ils étaient placés sur son cœur par rapport à la perversité dans le jugement. Parce qu’il est important que chacun, en fonction de son niveau et de sa position, fasse extrêmement attention à (Ps. 11,5) « il règle ses affaires avec équité ». Il doit conduire sa maison comme il convient, avec un jugement pondéré. Il ne faut pas envier au-delà de ses possibilités. Il importe donc de regarder dans toutes les choses uniquement vers leur finalité. Pour en arriver à honorer Hachem, à briser sa propre vanité et son orgueil. Et tous ceux qui vont à l’encontre de ces notions s’incluent dans le détournement du jugement. Aussi, le Grand-prêtre, en revêtant ces habits mentionnés, était entièrement attaché à obtenir ces réparations.

Malgré tout, le jour de Kipour, il lui était interdit de pénétrer en étant revêtu de ces habits à l’intérieur de l’intérieur. Parce que, comme l’ont expliqué nos Sages ZL (R.H. 26) « l’accusateur ne peut pas devenir le défenseur ». Pour nous témoigner que même le Grand-prêtre, lorsqu’il était revêtu avec des habits sur lesquels se trouvaient de l’or et des pierres précieuses, même avec une grande sainteté, il ne pouvait pas pénétrer vers l’endroit où se situait l’extrême finalité absolue de la sainteté supérieure. Parce que là-bas, la richesse, l’envie d’or et de précieux habits se trouvaient totalement annulés. Il était possible de venir là-bas seulement avec des vêtements entièrement blancs. Ce qui représente l’essentiel de la pleine finalité de la réparation supérieure. Et ce qui correspond (Kohelet 9,8) « qu’en tout temps tes vêtements soient blancs ». C’est une allusion que même de grands Justes, qui peuvent servir Hachem au moyen d’or ou de pierres précieuses, malgré tout il existe des niveaux encore bien plus élevés. Là où il est interdit de pénétrer, si ce n’est qu’avec des habits effectivement blancs. Là-bas se situe l’essentiel de la réparation et du pardon pour toutes les fautes d’Israël. Ce qui correspond au principe (Yechiyahou 1,18) « s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront blancs comme la laine. » Parce que l’essentiel du pardon obtenu durant Yom Kipour venait de ce qu’il pénétrait dans le Saint des Saints avec seulement des habits entièrement blancs. Aussi, celui qui recherche vraiment une vie de vérité, il peut saisir de ce qui précède beaucoup pour parvenir à supprimer son orgueil et (Ps. 112,5) « il exprime ses paroles avec équité ».

Selon la véritable vérité, il s’avère que les jours de notre existence peuvent nous apparaître comme vains. Comme il est écrit (Ps. 144,4) « ses jours sont comme une ombre qui passe ». En fait, le temps n’existe pas du tout ! Il découle seulement du principe de l’au-delà du temps ! Tout est pour permettre l’exercice du libre arbitre. Aussi, il importe que l’homme sache qu’il existe pour lui-même, dans ce monde, uniquement l’instant présent. Il est attiré pour lui depuis là-bas d’où il vient, pour qu’il puisse acquérir ainsi sa vie éternelle, grâce à ce moment. Parce qu’encore une minute et il aura disparu. Donc (Kohelet 5,15) « à quoi lui sert-il de travailler pour du vent ? » Quel avantage peut-il retirer de tous ses efforts qu’il fournit, ils disparaissent comme un souffle. L’essentiel de la sainteté correspond à (Ps. 95,7) « si aujourd’hui vous écoutez Sa Voix ! » Grâce à cela on mérite de servir Hachem et également à favoriser la venue du Mashiah. Comme il est écrit (Sanhedrine 98) « quand viendra-t-il ? » Aujourd’hui, si tu entends Sa Voix !

Mais l’orgueilleux se conduit à l’opposé. Il veut manifester son importance. Comme s’il pouvait diriger ses jours. Par conséquent, il vit dans la peine. Parce qu’il les considère dans son ensemble. Il peut constater combien ils sont vides. De même pour la vanité de toutes ses occupations. Ce sont toutes ses constructions, toutes ses acquisitions d’ustensiles en or ou en argent. Tout ce à quoi chacun s’affaire pour satisfaire son orgueil et son honneur durant tous les jours de son existence. Mais, ils sont remplis de colère et de douleur. Il s’affaire à la place de l’occupation dans la Torah. Pour chacun qui court après ses illusions selon l’apparente valeur des biens matériels. Comme il est écrit (Kohelet 2,23) « tous ses jours sont pénibles, son activité est une source de chagrin ». Tout ce qui disparaît sous ses yeux comme un souffle. Alors que la caractéristique de la joie correspond à (Chemot 16,5) « en ce jour ». 

Lorsque tout son espoir, sa satisfaction et son existence se résument simplement en ce jour unique, quand il est occupé à servir Hachem, à relier ce moment avec cette notion (Zahariah 14,7) « sera un jour unique, Hachem seul le connaît, où il ne fera ni jour, ni nuit ». Ce jour existe pour l’éternité, et là se situe le fondement de la vie et de la joie. Et (Esther 8,16) « pour les Juifs il y avait lumière, joie, allégresse et honneur ». La lumière, c’est la Torah (Meguilah 16:) ! Lorsqu’on est occupé dans la Torah pour éclairer la racine des Nechamot / âmes. Grâce à cela se font des repentis et des convertis. Et l’on mérite ainsi une véritable modestie. Et la joie, ce sont nos jours de fête (ibid.). C’est pourquoi la prière de tous les jours de fête commence avec une mention du Don de la Torah. Lorsque nous disons « Tu nous as distingués ». Tous ces jours se réfèrent au souvenir de la Sortie d’Égypte. Et nous attirons sur nous le Don de la Torah grâce à l’humilité et la modestie que nous méritons alors. Ce qui constitue la caractéristique de la joie.

Source: Elhanan Lepek