Parachat Vayigach
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Les qualités de la terre d’Israël

Paracha Shla'h lekha


Les Béné Israël sont sur le point d’entrer en Erets Israël, qui leur a été promise par Hashem depuis leur sortie d’Egypte. Mais ils réclament de Moshé Rabbenou qu’il envoi d’abord des explorateurs afin qu’ils leur décrivent le pays.
Les explorateurs parcourent le pays, et à leur retour, dressent un rapport détaillé de ce qu’ils ont vu, mais laissent entendre à Moshé Rabbenou, ainsi qu’à tout le peuple que ce pays n’est pas une terre favorable pour Israël. Parmi les 12 explorateurs, seul 2 d’entre eux, Kalev Ben Yéfouné de la tribu de Yéhouda, et Yéhoshoua Bin Noun de la tribu d’Efraïm (disciple de Moshé Rabbenou, et qui sera plus tard son successeur à la tête du peuple) s’expriment favorablement et encouragent le peuple à continuer leur route vers ce pays.

Le peuple influencé par la description des explorateurs, se met à pleurer cette nuit là (nuit du 9 AV, date anniversaire de la plupart des malheurs d’Israël), et Hashem décrète que toute cette génération ne verra pas le pays d’Israël, et pour cela, Il les maintient dans le désert pendant 40 ans supplémentaires, afin que périsse toute cette génération.

« Quand à la terre qu’il habite, est-elle bonne ou mauvaise… » (Bamidbar 13-19 début de notre Parasha)

Moshé Rabbenou donne des instructions aux explorateurs avant leur départ, et leur demande d’observer tous les détails du pays.

Question (posée par de nombreux Rishonim)
Comment Moshé Rabbenou peut-il demander aux explorateurs d’observer si la terre d’Israël est bonne ou mauvaise ? N’est-il pas écrit explicitement dans la Torah (Shemot 3-10 lors de la révélation d’Hashem à Moshé au Buisson Ardent)« Afin de le faire monter de ce pays, vers une terre bonne et spacieuse… » Le texte qualifie explicitement la terre d’Israël de « Bonne ».

Réponse (du Gaon et Tsaddik Rabbi Shimshon D. PINKOUSS z.ts.l)
Nos maîtres enseignent au sujet de Ya’akov Avinou, lorsqu’il s’apprêtait à rencontrer son frère ‘Essav qui désirait le tuer :
Le verset dit : « Ya’akov eut peur… ». Nos maîtres commentent dans la Guémara Bera’hot (4) : bien que Ya’akov Avinou avait l’assurance d’Hashem qu’il ne lui arriverait rien et qu’il retournerait sain et sauf auprès de son père Its’hak, il n’y a - malgré tout - jamais de réelle assurance pour les Tsaddikim, car ils craignent toujours que la faute annule cette assurance.

De même, Moshé Rabbenou craignait que la faute du Veau d’or ait transformé la terre d’Israël, et qu’elle ait perdu toutes ses qualités naturelles, même si – de façon certaine – lorsque fut dit le verset « Afin de le faire monter de ce pays, vers une terre bonne et spacieuse… » la terre d’Israël était réellement bonne à ce moment là.
C’est aussi pour cela que Moshé Rabbenou accepta d’envoyer des explorateurs, afin de savoir à quel point Hashem aime les Béné Israël, et si la terre d’Israël est aussi bonne qu’elle l’était (avant la faute).

Il en ressort d’ici une chose terrible.
Nos fautes ont une conséquence même sur l’environnement naturel et peuvent même le transformer !!
On se pose beaucoup de questions ces derniers temps, sur les saisons, ainsi que sur la qualité des fruits et légumes qui n’ont plus la même saveur qu’autrefois.

Il est peut être plus efficace de vérifier ses actes que de se précipiter sur les informations de la Météo !!

Source: Halakha Yomit

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