Parachat Noah'
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Une pérennité sans pareil

Paracha Nitzavim


Cette sidra souvent accolée à la suivante, est cette année comme toutes les autres lue à part. L’année arrive à son terme. Les dernières recommandations de Moché s’adressent à toute l’assemblée d’Israël et la Thora atteste du jour du rassemblement. Il s’agit selon Rachi du jour de la disparition de l’illustre libérateur.

Moché renouvelle l’alliance conclue il y a quarante ans. Les termes de cette alliance imposent à D. de maintenir le peuple d’Israël dans une pérennité sans pareil, et au peuple d’Israël une reconnaissance divine sans partage. L’alliance a un effet sans aucune possibilité ni de s’y soustraire ni de renoncer à l’accomplir.

Avant d’entamer une année nouvelle c’est bon de savoir que D. ne nous abandonnera jamais. Certes, les jours redoutables éveillent nos consciences pour une démarche de repentance sincère. Certes les sélihot depuis le début du mois d’Eloul abrégent le sommeil réparateur mais dispensent des bienfaits enfouis dans nos mémoires.

Nous avons ce rendez vous exceptionnel, une fois l’an avec D. pour justement nous souvenir des hommes immenses de la stature des trois patriarches et de Moché rabbénou pour qu’ils intercèdent auprès du Créateur en notre faveur.

L’assemblée que Moché a réunie en ce jour de son départ de ce monde, a la même physionomie que nous-mêmes, ses descendants. Nous ne renonçons pas à l’alliance contractée sur le Mont Sinaï. Nous sommes attachés à D. par les mêmes liens tissés pendant les quarante années dans le désert. 

Nous sommes prêts comme nos ancêtres à défendre le nom de D. là où il est mis à rude épreuve.

Il est bon de rappeler que le principe du libre arbitre est annoncé dans ces versets. Un libre arbitre qui me donne le choix de mourir n’est pas un libre arbitre parce que je n’avais pas le choix de naître. C’est une mitsva comme les autres de choisir la vie. Le choix dans cette existence est plutôt posé sur les modalités de mieux vivre.

La réponse est dans le fonctionnement des Mitsvot et non pas dans le choix de leur accomplissement ou non. La Thora insiste pour préciser que l’homme qui renonce aux mitsvot, abandonne son libre arbitre. Il est mort vivant en quelques sortes.

Les futures semaines qui nous attendent apportent à chacun d’entre nous cette impulsion qui pendant toute une année s’est endormie, comme dans un éteignoir. Elles rechargent nos espoirs d’être inscrits dans le livre de la vie.

Rabbin S.MALKA
Source: psemaine

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