Parachat Vayigach
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Tu écouteras sa voix

Paracha Nitzavim


Tu reviendras vers Hashem ton D. et tu écouteras sa voix. (Dévarim 30-2)

Guémara Béra’hot (34b)
Là où se tiennent des Ba’alé Téshouva (des repentis), même de véritables Tsaddikim (justes) ne peuvent se tenir.

Question :
Quelle est donc la si grande dimension des Ba’alé Téshouva pour que même de véritables Tsaddikim ne peuvent se tenir à leurs côtés ?

Le livre Mishlé Ya’akov explique :
Un homme très riche maria sa fille à un jeune homme de famille modeste habitant une petite ville.

Avant le mariage, le père de la Kala demanda au père du ‘Hatan de prévoir au moins quelques vêtements de valeur afin que le ‘Hatan et sa famille soient présentables lorsqu’ils seront en présence des notables de la ville où habite le père de la Kala.
Le père du ‘Hatan s’engagea à se procurer les vêtements les plus somptueux possible pour son fils et sa famille.
Le jour du mariage, le ‘Hatan et sa famille descendirent dans une petite auberge de la ville de la Kala. Au matin, le père de la Kala, sa famille et tous leurs amis, vêtus de leurs plus beaux habits, vinrent chercher le ‘Hatan et sa famille pour aller célébrer le mariage. Ils trouvèrent la famille du ‘Hatan dans la peine et la tristesse. Ils leur demandèrent la raison de cette peine. Le père du ‘Hatan leur raconta que des voleurs étaient venus dans la nuit et leur avaient dérobé toutes leurs valises dans lesquelles se trouvaient les beaux habits qu’ils avaient prévus pour le mariage.
Le père de la Kala les rassura et leur dit qu’il leur fournirait lui-même généreusement tout ce dont ils avaient besoin. Il donna l’ordre à ses valets d’aller immédiatement dans les magasins de la ville pour y acheter de beaux habits pour le ‘Hatan et sa famille.

La cérémonie du mariage fut célébrée en grande pompe.
Mais pendant le repas, le père du ‘Hatan gémissait et soupirait. Tout le monde lui demanda la raison de sa tristesse le jour où il venait de marier son fils à la fille d’un homme très riche et très respectable.
Le père du ‘Hatan leur répondit ;
« Pourquoi vous étonnez-vous de ma tristesse ? N’avez-vous pas entendu ce qu’il m’est arrivé ?! Des voleurs m’ont dérobé tous les beaux habits que j’avais prévus pour le mariage de mon fils ! »
Les invités lui répondirent :
« Mais les vêtements que t’a offert le père de la Kala sont de façon certaine bien plus somptueux que ceux que tu avais prévus ! » Le père du ‘Hatan leur dit :
« Je n’ai que faire de ses cadeaux ! Je n’ai pas besoin de sa générosité puisque j’avais tout le nécessaire ! »
Ils rirent et se moquèrent de lui en disant :
« Idiot que tu es ! Ne comprends-tu pas ta chance ?! Les voleurs ne t’ont fait que du bien en te volant tes beaux vêtements, car tu as pensé avoir préparé les plus beaux vêtements pour être présentable. Ceci était valable avant que le père de la Kala et sa famille voient les vêtements que tu avais prévu. Mais sache que s’ils avaient vu ces vêtements, chacun d’entre eux aurait trouvé un défaut précis, car leur niveau de vie matérielle les incite naturellement à trouver des imperfections chez les autres.
Mais maintenant qu’ils t’ont procuré eux même tes vêtements, ils ne peuvent plus leur trouver le moindre défaut. »

Il en est de même avec les Tsaddikim et les Ba’alé Téshouva.
Durant toute sa vie, le Tsaddik rempli ses « sacoches » de toutes sortes « d’objets précieux » et s’habille avec « les vêtements » crées par ses Mitsvot et ses bonnes actions. A la fin de sa vie, il monte auprès d’Hashem avec ses « sacoches » et ses « vêtements » sur ses épaules. Lorsqu’on ouvrira les « sacoches », chaque membre du Tribunal Céleste trouvera un défaut dans ses actions, car la méticulosité dans les Mitsvot est sans limite, et il n’y a pas d’homme juste qui ne fait que du bien sans commettre une faute (Kohelet 7-20).
Ce qui n’est pas le cas du Ba’al Téshouva.
C’est Hashem lui-même qui lui offre ses « vêtements ».
En effet, nos maîtres enseignent que les fautes volontaires d’un véritable Ba’al Téshouva - qui se repent par amour pour Hashem - se transforment en mérites (Yoma 86b).
Dans de telles conditions, personne ne peut émettre la moindre critique sur les « vêtements » du Ba’al Téshouva puisqu’ils ont été crées par Hashem lui-même. Ils sont donc au summum de la perfection !
Malgré tout, le Ba’al Téshouva pleure et s’attriste sur tout le temps dont il disposait avant sa Téshouva, et qu’il lui a été « volé » par le Yétser Ha-Ra’ pour commettre des actes de transgressions et des futilités.
Mais grâce à son sincère repentir, Hashem lui crée des nouveaux et somptueux habits de Mitsvot.

Source: Halakha Yomit

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