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Les choses cachées appartiennent à Hachem

Paracha Nitzavim

C’est (Devarim 29,28) « les choses cachées appartiennent à Hachem, notre Éternel; mais les choses révélées nous concernent nous et nos enfants pour toujours ». Rachi nous explique, ce sujet se rapporte aux ‘garanties’, ‘sans doute pourriez-vous dire : « que pouvons-nous faire ? Tu punis la collectivité pour les pensées d’un individu, etc. ! Nul pourtant ne peut connaître les réflexions d’autrui ! » Je ne vous punis pas pour les pensées cachées. Les « choses manifestes », en revanche, sont « pour nous et pour nos fils », en ce sens que nous devons extirper le mal de chez nous’.

C’est-à-dire, ces explications viennent pour nous tranquilliser, pour que nous n’ayons pas peur de ces notions. Parce qu’Il ne vient pas contre nous avec des remontrances, pour nous imposer un joug que nous ne serions pas à même de supporter. Il nous est seulement demandé de nous engager à éduquer nos enfants et nos élèves selon les voies de la sainteté. Pour qu’ils viennent se rajouter aux saintes assemblées. Et grâce à cela, de façon normale, nous nous acquitterons de cette obligation d’être ‘garant’. Parce que nous aurons ainsi multiplié les maisons où ils vont venir pour s’assembler

et se rassembler. C’est (ibid.) « ce qui est caché appartient à Hachem ». Parce que Lui seul, béni soit-Il, connaît ces secrets. Assurément, Il ne nous punira pas pour des notions qui nous sont cachées. Mais seulement précisément (ibid.) « ce qui nous est révélé, à nous et à nos enfants ». 

Essentiellement, il nous est imposé un engagement pour rapprocher nos enfants, et nos élèves qui sont considérés également comme nos enfants. Il nous est demandé d’essayer, autant que possible, de les engager à servir Hachem, béni soit-Il. De sorte à participer et à s’inclure dans les saintes assemblées. Ainsi s’ajoutent de nombreuses maisons d’études, jusqu’au moment où pour finir, grâce à la multiplication de ces maisons, de soi-même, tous voudront se trouver à l’intérieur. Et c’est (ibid.) « à jamais, pour exécuter toutes les paroles de cette Torah ». Seulement grâce à cela il sera donné à nos enfants et à nos quelques élèves de se rapprocher vers ces assemblées. Assurément ainsi se maintiendront pour toujours la Torah et la Tefilah, pour accomplir toutes les paroles de ces enseignements de cette Torah. Alors, pour finir, tous viendront pour être vraiment proches de Hachem, béni soit-Il.

La sanctification des épousailles se rapporte à la notion de (Kidoushin 2) ‘la prise du champ de Efron’. Comme il est écrit (Berechit 23,13) « j’ai déposé l’argent pour le champ, prends-le de moi ». En effet, un homme et une femme, leurs racines correspondent aux principes de ‘miséricorde’ et de ‘jugement’. Ils se réfèrent aux concepts de ‘Hachem’ et de ‘l’Éternel’. De là sont attirées les caractéristiques de ‘Surveillance’ et de ‘nature’. Tout forme une seule unité. Parce que (Devarim 4,35) « Hachem est l’Éternel ». C’est-à-dire, la ‘nature’, correspondant à cette notion de ‘l’Éternel’, à la ‘royauté’, à la femme. Ils ne possèdent en eux-mêmes absolument aucune puissance pour conduire et diriger le monde, aussi bien pour des choses importantes qu’insignifiantes. Tout dépend uniquement de Hachem, de ‘Sa Surveillance’. Il est l’Éternel. Car Hachem et l’Éternel forment une unité unique. Seulement, Hachem, béni soit-Il, indépendamment de tout, Il est le Créateur précédant tout, Il est le Surveillant, Il dirige et Il conduit. La nature ne peut en aucune façon conduire ou diriger. Elle est absolument soumise à Sa Surveillance qui la dirige. Par conséquent, tout est entre Ses Mains pour changer la nature à tout moment. Ainsi cela s’est réalisé au moyen des impressionnants prodiges avec Moshe Rabenou lors de la Sortie d’Égypte, lors de l’ouverture de la mer, etc. Par la suite également avec d’autres importants Justes.

Il en va également ainsi pour ce que représente la femme. Bien qu’elle soit la maîtresse de la maison. Elle conduit sa demeure, elle enfante et elle éduque ses enfants. Elle cuisine, etc. Elle dirige et elle maîtrise tout ce qui est nécessaire. Malgré tout, elle a une véritable existence, de la force ou une direction, seulement en fonction de ce qu’elle doit recevoir de son mari. Car c’est de lui qu’elle enfante. Il doit lui offrir toutes sortes d’abondances, de la nourriture et des boissons, des vêtements, etc., tout ce qui est nécessaire pour diriger sa maison. Seulement, il est possible d’arriver à se tromper soi-même, en pensant qu’il n’existe que des forces naturelles. Tout cela découle également de Hachem, béni soit-Il, pour permettre l’exercice du libre arbitre ! Car l’essentiel des possibilités données au libre arbitre dépend de cela. De là est parfois également attirée la révolte d’une femme. Elle peut se renforcer contre son mari, comme si la conduite dépendait de sa mainmise. D’où la notion d’une femme mauvaise. Elle se réfère à la notion d’idolâtrie et d’hérésie. Cela ressort ainsi dans tout le livre de Michlei et comme l’explique Rachi là-bas (Michlei 6,24). 

Par contre, la Torah et la Emounah sont comparées à la femme valeureuse. C’est toute la louange (ibid. 31,10) « qui trouve une femme vaillante ? » venant en conclusion de ce livre. Ces louanges se rapportent à l’ensemble de toutes ses occupations, car elle répond à tous les besoins. Selon (ibid. 13) « elle se procure de la laine et du lin, elle accomplit sa besogne avec une main diligente ». Par conséquent (ibid. 11) « le cœur de son époux a toute confiance en elle ». Elle ne se révolte pas et elle ne lui ment pas en prétendant que tout vient d’elle. Comme si c’était la nature qui gouvernait le monde. Comme le prétendent les idolâtres et les hérétiques, en se basant sur les sciences naturelles. Cette notion de la mauvaise femme, de la femme étrangère, ce sont tous les éloignements provoqués par les concepteurs attachés aux forces de la nature. Il en allait ainsi autrefois pour les serviteurs d’idoles, des hérétiques scientistes, qui se multiplient aujourd’hui sous différentes formes. Tout se base sur ces anciennes mauvaises conceptions, basées sur leur propre intelligence. Mais pour celui qui revient vers Hachem, béni soit-Il, et il croit dans Sa Surveillance, béni soit-il, il est écrit (Osée 2,9) « elle dira : ‘revenons à mon premier époux, etc.' », et (suite 10) « elle ne savait pas que c’est moi qui lui donnais le blé, le vin et l’huile, etc. ».

Raison pour laquelle à propos de la femme, il est fait référence à une acquisition au moyen de l’argent. Comme il est écrit (Kohelet 10,19) « l’argent répond à tout ». Il nous est ainsi démontré l’essentiel du lien. Elle dépend de lui pour recevoir toute l’abondance. Et ainsi, elle peut conduire sa maison. Car (Berechit 2,23) « elle est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair ». De façon naturelle, toute son existence et toute sa force viennent de la Surveillance. Aussi, elle devrait être satisfaite, car une femme ne peut s’engager seulement avec son consentement (Kidoushin 2;). Il serait en effet impossible de les rapprocher en se basant uniquement sur des principes naturalistes. Leur appréciation et leur volonté s’avèrent indispensables. Bien qu’il existe une force dans la nature pour cacher la Surveillance. Car tout est pour mettre en œuvre l’exercice du libre arbitre. Donc, celui qui ne veut pas vraiment, mais il aspire à se libérer de tout joug ou obligation, aller et se laisser entraîner par son bon vouloir, tromper son esprit en suivant les incitations des laudateurs de la nature, assurément il n’est pas possible de le tirer en dehors de ces mauvaises voies. Ce qui correspond (Michlei 2,19) « aucun de ceux qui vont chez elle ne revient, incapable de retrouver le chemin de la vie » ou (ibid. 23,9) « ne parle pas aux oreilles du fou, car il méprisera tes discours pleins de bon sens ». 

Le libre arbitre renferme une très grande force. Mais, celui qui choisit la vie, et il réfléchit véritablement sur sa finalité, et il oriente son esprit vers l’essentiel, il peut voir et comprendre la vérité ! Le principal consiste à intensément rechercher et à demander en vue de se rapprocher vers de vrais Justes. Ceux qui possèdent un réel esprit de sainteté. Toutes leurs paroles proviennent et sont basées sur la Torah écrite et orale transmise par Moshe Rabenou. Comme elle nous a été transmise par les Prophètes et les Tanaïm. Ils possédaient tous un esprit de sainteté. Eux seuls peuvent clarifier l’imagination. Ainsi, il est possible d’attirer la croyance dans le renouvellement du monde. Alors, grâce à cela, se dévoile Sa Surveillance. Mais certains préfèrent se couper eux-mêmes des racines de ce monde et se tromper dans leurs conceptions. Ils suivent celles de ceux attachés aux forces de la nature. La plupart se révèlent être le contraire des paroles de notre sainte Torah. De toute évidence, il s’avère quasiment impossible de les convaincre de modifier leurs convictions basées sur leur compréhension de la nature. Car le libre choix demeure toujours. D’où la raison pour laquelle une femme ne peut pas être épousée sans son consentement. Ce qui pourrait correspondre à ce principe de la nature. Elle ne serait pas considérée par son mari. De lui, elle attire son existence, selon la Surveillance. Pour être considérée comme son épouse, son consentement et son bon vouloir sont exigés. Car tout dépend du libre arbitre.

C’est tout l’engagement de notre Père Avraham, lors de l’acquisition du Caveau de Mahpelah, en payant précisément avec de l’argent comptant. Comme il est écrit (Berechit 23,13) « Ah! s’il te plaît, écoute-moi: j’offre le prix de ce champ, accepte-le ! » De même pour David quand il a acquis l’emplacement du Sanctuaire de Aravna le Jébuséen. Comme il est écrit (Shmuel II 24,24) « je prétends te l’acheter et le payer, je ne veux pas, sans bourse délier ». Comme expliqué dans le saint Zohar (Troumah 128), ces emplacements représentent d’impressionnantes saintetés. Le Caveau de Mahpelah est la Porte du Jardin d’Éden. Par ce chemin s’élèvent les Nechamot / âmes vers l’Arbre de la vie, etc. Également le Sanctuaire désigne la Porte des cieux, etc. L’essentiel de leur sainteté permet un plus important dévoilement de Sa Surveillance. 

Ce qu’est principalement toute la sainteté du pays d’Israël. Comme il est écrit (Devarim 11,12) « en permanence les yeux de Hachem ton Éternel sont sur lui ». Évidemment, dans le pays d’Israël lui-même, d’autant plus la sainteté se révèle importante, ainsi le dévoilement de la Surveillance est d’autant plus significatif. Car la Surveillance représente l’essentiel de la sainteté, jusqu’au Saint des Saints. Là se situe l’essentiel de la Surveillance. Également pour le Caveau de Mahpelah, il est la sépulture des Patriarches. Ils se sont élevés par ce chemin pour s’inclure en Lui, béni soit-Il. Pourtant, ces emplacements se trouvaient sous l’emprise de l’autre tendance, chez Efron et Aravna le Jébuséen. Il en va ainsi de la conduite du monde. Tout d’abord, les impressionnantes saintetés sont voilées par ce monde matériel. L’essentiel de l’autre tendance est représenté par l’hérésie et les conceptions naturalistes. Raison pour laquelle il fallait leur soustraire cette domination par une entière acquisition, au moyen d’un paiement comptant, un engagement total.

Chabat Chalom
Kupath Rabbi Meir Baal Haness
Elhanan