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La confiance totale en Hashem

Paracha Miketz


« Au bout de deux années, Pharaon fit un rêve. »

Rashi au nom du Midrash :
« Heureux l’homme qui place toute sa confiance en Hashem… » – Il s’agit de Yossef.
« …et qui ne s’est pas tourné vers les êtres fanfarons… » – Il s’agit de Yossef, car le fait d’avoir sollicité l’aide du maître échanson, en lui disant : « Souviens toi de moi.. » et « Tu me mentionneras… », Hashem décréta sur Yossef 2 années d’emprisonnement supplémentaires.

Question
Apparemment, le Midrash se contredit, car dans un premier temps, il parle de Yossef comme étant celui qui « place toute sa confiance en Hashem », et ensuite, il nous précise qu’il a été punit pour avoir placer sa confiance en le maître échanson.


Réponse
L’auteur du Beit Ha-Levy élargit la question en demandant pourquoi reproche t-on à Yossef d’avoir sollicité l’aide du maître échanson pour obtenir une faveur ?
Ne sommes nous pas tenus de tout mettre en œuvre pour se sortir d’une mauvaise situation ? En quoi cela peut-il remettre en cause la confiance en Hashem ?

Nous sommes donc obligé de dire que Yossef Ha-Tsaddik s’illustrait tellement dans la qualité de la confiance en Hashem, au point qu’il a toujours refusé la moindre aide provenant de l’être humain, et il n’a placé toute sa confiance qu’en Hashem. C’est pour cela qu’il vit lui-même une faute dans le fait d’avoir sollicité l’aide d’un être humain, et il réclama lui-même la punition.

Le fait même que, pour avoir sollicité l’aide du maître échanson, en lui disant : « Souviens toi de moi.. » et « Tu me mentionneras… », Hashem décréta sur Yossef 2 années d’emprisonnement supplémentaires – une telle sollicitation, qui reste permise à tout homme, fut considérée comme une faute pour Yossef – prouve de façon irréfutable que Yossef était « l’homme qui place toute sa confiance en Hashem… » car son niveau de confiance en Hashem était tellement élevé, que la moindre sollicitation de l’être humain, était considérée pour lui comme une faute sur laquelle il fut punit.

D’où sait on que Yossef était « l’homme qui place toute sa confiance en Hashem » ?
Parce qu’il fut punit pour s’être « tourné vers les êtres fanfarons ».

Histoire

On raconte qu’un jour, le Ba’al Shem Tov reçut le message d’Hashem qu’il lui ordonnait de se rendre dans un certain village, afin d’y apprendre la qualité de la confiance en Hashem. Le Ba’al Shem Tov prit ses élèves et se rendit dans ce village où ils furent hébergés chez la personne chargée de récolter l’impôt auprès de la communauté juive et de l’emmener auprès du gouverneur.

Cet homme était quelqu’un de très accueillant et il les reçut avec beaucoup de joie.

Le lendemain, au moment de la prière du matin, un policier arriva avec un bâton dans les mains. Il frappa 3 coups sur la table, et s’en alla. Le Ba’al Shem Tov et ses élèves – ne comprenant pas le sens de ces 3 coups – se tournèrent vers leur hôte et constatèrent que son visage était toujours aussi souriant et joyeux qu’auparavant.

Une demi heure plus tard, après la prière du matin, le policier revint et frappa de nouveau 3 coups sur la table et s’en alla.

Le Ba’al Shem Tov demanda à son hôte, que voulaient dire ces coups répétés.
L’homme lui dit : « C’est un avertissement de la part du gouverneur, pour me signifier que je dois lui apporter aujourd’hui même l’impôt de la communauté. Si au bout de 3 avertissements comme ceux là, on ne lui apporte pas l’argent, il pend le percepteur et sa famille en captivité. »

Le Ba’al Shem Tov lui dit :
« A te voir aussi paisible, on déduit facilement que tu dois certainement avoir la somme. C’est pour cela que je te propose que tu ailles payer cette dette, et nous t’attendrons ici »

L’homme lui répondit :
« Pour l’instant, je n’ai pas le moindre sou. Mais Hashem va probablement me faire parvenir la somme. Par conséquent, allons manger tranquillement, car il me reste encore 3 heures. »

A la fin du repas, le policier se présenta pour la 3ème fois et frappa de nouveau 3 coups sur la table. Le maître de maison garda son calme, récita le Birkat Hamazon, et se leva pour revêtir les vêtements de Shabbat en disant : « Maintenant je vais aller payer. »
Le Ba’al Shem Tov lui demanda :
« As-tu déjà toute la somme nécessaire ? »
L’homme répondit :
« Pour l’instant, je n’ai pas le moindre sou. Mais Hashem va certainement me faire parvenir la somme. »

L’homme quitta sa maison et se dirigea vers le palais du gouverneur.
Le Ba’al Shem Tov et ses élèves restèrent sur le balcon pour voir ce qui allait se passer. Soudain, ils virent un carrosse venir à la rencontre du percepteur. Lorsqu’ils se rencontrèrent, l’occupant du carrosse échangea quelques mots avec le percepteur, et chacun continua son chemin. Mais quelques instants plus tard, le carrosse s’arrêta de nouveau et son occupant appela le percepteur et lui tendit une grosse somme d’argent. Lorsque le carrosse reprit sa route et arriva à l’endroit où se tenaient le Ba’al Shem Tov et ses élèves, ils demandèrent à l’occupant du carrosse :
« De quoi as-tu parlé avec le percepteur ? »
L’occupant du carrosse répondit :
« Je lui ai proposé une affaire : je lui ai proposer de lui acheter tout le stock d’eau de vie qu’il fabriquera cet hiver. Au début, je ne me suis pas entendu avec lui sur le prix, mais lorsque j’ai vu qu’il s’entêtait en restant sur son prix, et qu’il préféra continuer son chemin, j’ai été forcé de lui donner le prix qu’il exigeait, sachant qu’il est droit et honnête. J’ai voulu bavarder d’avantage avec lui mais il m’a dit qu’il était pressé car il se rendait au palais du gouverneur pour lui apporté l’argent de l’impôt de la communauté. »

Le Ba’al Shem Tov dit à ses élèves :
« Regardez la force de la confiance en Hashem !! »

Source: Halakha Yomit

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