Parachat Noah'
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Les vœux : qui est autorisé à en faire ?

Paracha Matot


« Si un homme formule un voeu envers Hashem, ou prête serment afin de s’interdire une chose, il ne devra pas enfreindre sa parole, il devra accomplir tout ce qui sortira de sa bouche ». (Bamidbar 30 – 3 début de notre Parasha)

Midrash (Bamidbar Rabba 22,1)
Hakadosh Barou’h Hou dit : « Ne croyez pas qu’il vous soit permis de formuler des serments ou des voeux, même en Mon Nom ! Même au nom de la vérité, il ne t’est pas permis de formuler des serments ou des voeux en Mon Nom. Pour pouvoir le faire, il faut que tu possèdes les qualités suivantes : Tu devras craindre Hashem ton D., tu devras Le servir, tu t’attacheras à Lui, et tu jureras par Son Nom ».


Question
Pourquoi il n’est permis de formuler des serments et des voeux qu’à celui qui possède toutes ces qualités : craindre Hashem, servir Hashem, et être attacher à Lui ?

Réponse
Rabbi Yaakov KRANTZ (ou « le Maguid de DOUVNO » Russie 18ème siècle) explique cela comme à son habitude, par une image.

Il y avait 2 pauvres qui étaient voisins.
L’un était bûcheron, l’autre était voleur.
Ils avaient tous les deux des filles.
Lorsque le bûcheron voyait que l’une de ses filles arrivait en âge de se marier, il célébrait le mariage et fournissait à sa fille une très bonne dote.
Tandis que le voleur voyait ses filles prendre de l’âge sans pour autant se marier puisqu’il n’avait pas le moindre sou.
Un jour, le voleur vint trouver son voisin le bûcheron et lui dit :
« Explique moi de quelle façon réussis-tu à marier tes filles et à leur fournir une dote, n’es tu pas aussi pauvre que moi ?! »
Le bûcheron lui répondit :
« Voici mon habitude : lorsqu’un de mes enfants vient au monde, je fabrique une petite boite fermée avec un verrou, dans laquelle je mets quotidiennement une pièce. Lorsqu’arrive le moment de marier mon enfant, je trouve dans cette boite tout ce dont j’ai besoin pour célébrer le mariage. Toi aussi, suis mon conseil et fabrique toi une boite verrouillée, que tu remplieras chaque jour. »

Lorsque le voleur entendit cela, il éclata de rire et dit :
« Ce conseil n’est valable que pour quelqu’un comme toi, car lorsque tu places une pièce de monnaie dans cette boite, elle restera fermée jusqu’au jour du mariage, quoi qu’il puisse arriver, et cela, même si tu traverses des périodes difficiles. Mais moi qui suis habitué à forcer des portes que d’autres personnes ont verrouillé, en situation difficile, ne serai-je pas en mesure de forcer un verrou que j’aurai moi-même placé ?!! »

Quelqu’un qui observe la Torah et les Mitsvot, et devant qui, tous les « verrous » que la Torah a placé, restent fermés, il est certain qu’une telle personne est à même de formuler un serment ou un voeu et qu’elle le respectera.

Ce qui n’est pas le cas d’un Rasha’ (un impie).

Que l’importe un voeu ou un serment ?! S’il n’a déjà aucune difficulté à forcer les « gros verrous » que la Torah a elle-même posé, aura-t-il la moindre difficulté à forcer un voeu ou un serment qu’il s’est lui-même imposé ?!!!

La Torah n’a jamais demandé à l’individu de faire des Nédarim, mais elle exige de les honorer.

Source: Halakha Yomit

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