Parachat Vayishlah
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Il forma un parti

Paracha Kora'h

La faute de Korah réside dans la manifestation de son opposition contre Moshe Rabenou et Aharon (Bamidbar 16,1) « il forma un parti ». La traduction de Onkelos donne ce sens « il se sépara ». Il a institué une séparation entre le principe de l’étudiant et celui du Juste. Il a estimé que la notion de l’étudiant, en elle-même, représente une élévation. Aussi, il a déclaré (là-bas 3) « toute la communauté, tous sont des saints ». Et Rachi explique « ils ont tous entendu la Parole du mont Sinaï, les paroles prononcées par le Tout-Puissant ». C’est-à-dire, il a prétendu que du fait que tous ont reçu la Torah, et tous ont entendu depuis le Sinaï « Je suis », par conséquent tous sont égaux. Que nous soyons protégés de telles idées. À cause de ses conceptions, beaucoup ont fauté. Car, bien que tous aient reçu l’enseignement et le message de la Torah depuis le Sinaï, il est évident qu’aucun n’est semblable ni égal dans sa compréhension et dans sa mise en application. L’essentiel de la plénitude est atteignable seulement en fonction de la sanctification personnelle de tout un chacun. En fonction de ce que chaque individu mérite d’accomplir pleinement les indications contenues dans la Torah.

Aussi, tout dépend de la maîtrise et de la domination de ses instincts dans la sainteté. À ce sujet, personne ne peut savoir ce qui se passe réellement avec son prochain. Lui seul connaît ses manques et qu’elle est sa véritable situation à propos de sa conduite. Assurément, il convient de s’annuler face au véritable Juste, celui correspondant à Moshe Rabenou. On constate sa sainteté exceptionnelle, grâce à la prodigieuse Torah qu’il nous a dévoilée. Ainsi, on s’en remet à ses paroles. Car de toute évidence, Il sait à qui accorder la grandeur qui lui revient. Et plus particulièrement à Moshe Rabenou lui-même, dont tous les actes étaient basés sur la Parole.

Mais Korah, à cause de son orgueil, s’est révolté contre lui. Il s’est glorifié de sa propre intelligence. Il a compris et jugé en se basant sur de faux attendus. Il a voulu dévoiler des aspects de la Torah qui n’étaient pas conformes avec la Loi. Il a soulevé la question : si un Talith confectionné avec seulement une espèce, a-t-il besoin d’un seul fil d’azur pour le rendre conforme ? De même : une maison remplie de livres, a-t-elle besoin d’une Mezouzah ? Parce que là où il ne se trouve pas la Emounah / la confiance, et l’on sépare l’étude de la Torah du Juste, certainement on sort complètement de la véritable compréhension. On élabore des conceptions relatives à la Torah qui contredisent la Loi. Comme Korah lorsqu’il s’est opposé à Moshe Rabenou à cause de son propre entendement. Raison pour laquelle il en est également venu à exprimer son désaccord au sujet de la Kehounah / la prêtrise. Parce que le Cohen devrait représenter le véritable Sage. Il correspond (Malahi 2,7) « les lèvres du pontife doivent conserver le savoir; c'est de sa bouche qu'on réclame la Torah ». Selon l’expression (Zohar, Pinhas 226 :) « si le Sage ressemble à un ange de Hachem, alors, etc. » Parce que le Cohen représente l’attribut de miséricorde, celui qui caractérise Avraham. Le principe d’amour, de désir, d’attente pour la sainteté. On le mérite grâce à ce Sage ressemblant à l’ange de Hachem. Mais Korah a porté atteinte contre cela, il a fauté en voulant instituer une séparation entre l’entendement et le Juste. Par conséquent, il s’est également révolté au sujet de la prêtrise.

Raison pour laquelle Hachem a ordonné de déterminer la vérité au moyen des verges. Comme il est écrit (Bamidbar 17,20) « or, l'homme que J'aurai élu, sa verge fleurira ». Parce que la verge (Zohar Berechit 27) correspond à l’étudiant, celui qui intègre les six Traités de la Michnah, les notions de permis et d’interdit, etc. Ainsi, Hachem a ordonné que chacun des chefs des Tribus pénètre avec sa propre verge devant l’Arche du Témoignage. Alors, celui d’entre eux qui sera choisi verra sa verge fleurir. Cela pour démontrer que la verge de Aharon, comme il est le Sage véritable, comme un ange de Hachem, qui inclut et unifie l’étudiant et le Juste, assurément de lui éclosent des fruits. C’est-à-dire que lui seul parvient à développer de véritables renouvellements inédits dans la Torah. Seule sa verge fleurit et s’épanouit. Comme il est écrit (Bamidbar 17,23) « il y avait germé des boutons, éclos des fleurs, mûri des amandes ». Pour mettre en évidence que son étude de la Torah correspond à cette verge. Lui seul réussit et parvient à donner des fruits. Parce qu’il est comme un messager de Hachem. Il unit le principe de l’étudiant avec celui du Sage. Grâce à cela on parvient à la plénitude des renouvellements dans la Torah. Ce qui correspond aux différents niveaux du Pardes, traduit par paradis (dont les initiales de ce mot indiquent le sens simple, l’allusion, l’allégorie, le secret). Donc à l’évidence, c’est à lui que revient la prêtrise. Parce qu’il a mérité les attentes et l’amour dans la sainteté. C’est toute la notion du Cohen, un homme de miséricorde.

Mais, les verges des autres Princes des Tribus n’ont pas fleuri, elles n’ont donné aucun fruit. Pour leur démontrer et leur dévoiler qu’ils ne possèdent pas les capacités nécessaires pour amener de tels renouvellements dans la Torah, ce qui correspond au Pardes. C’est l’idée (Ber. 1,11) « des arbres fruitiers portant, selon leur espèce, un fruit qui perpétue sa semence sur la terre ». Cela peut être mérité seulement grâce à la force de Aharon le Cohen. Il correspond au vrai Maître ressemblant à un messager de Hachem, unissant l’étudiant et le Sage. Par conséquent, à lui seul revient la prêtrise. Et celui qui se sépare de lui ressemble à un arbre sec. Et bien qu’il puisse s’imaginer amener quelques renouvellements, cela ne peut en aucun cas être considéré comme donner des fruits. Comme il ressort des enseignements du saint Zohar, des renouvellements qui ne sont pas conformes ressemblent « à de vains espaces » (Intro. Zohar 5.). Ce qui peut se référer aux sept années de famine, le contraire de l’abondance des fruits. Parce qu’il est impossible de réussir dans la Torah, de véritablement donner des fruits, seulement en se rapprochant soi-même vers de véritables Sages, correspondant à Aharon le Cohen. Ceux qui représentent (Malahi 2,7) « les lèvres du pontife conservent le savoir; c'est de sa bouche qu’on réclame la Torah, car il est un mandataire de Hachem ». Lui seul a mérité de voir sa verge fleurir et donner des fruits. L’essentiel de la plénitude des renouvellements de la Torah c’est lorsqu’à partir d’eux poussent toutes sortes de fruits. Ainsi on mérite d’accomplir de bonnes actions.

C’est pourquoi Korah, et tout son parti ont été engloutis par la terre de leur vivant. Comme il est écrit (Bamidbar 16,33) « ils descendirent, eux et tous les leurs, vivants dans la tombe; la terre se referma sur eux ». L’essentiel de la mort découle de cette faute. Lorsqu’on ne donne pas une forme appropriée au bien avec les lettres de la Torah. Alors, on n’acquiert pas du mérite et cela se transforme pour lui en une potion mortelle. Donc, l’essentiel de la faute découle du refus de se rapprocher vers un véritable Sage et son enseignement. À bien plus forte raison lorsqu’on s’élève contre lui, et on provoque une séparation entre l’étudiant et le Maître. C’est-à-dire en introduisant une distance, une carence, entre l’étude de la Torah et les attentes positives pour les Nefashot / les âmes et les bonnes actions qui en découlent. À cause de cela (Lik. Moh. I,31) « s’il n’a pas de mérite, cela devient une potion mortelle ». Ce sont les distances exagérées entre les lettres et les voyelles de la Torah. Ce qui correspond effectivement à la coupure entre le Nefesh / l’esprit et le corps. Ce qui constitue l’essentiel de la mort. Elle découle de la faute du premier Homme, à cause de sa transgression avec le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Dans son essence, la faute reposait sur ce principe. Parce que l’arbre de la connaissance du bien et du mal inclut la notion des six Traités de la Michnah, de ce qui est interdit et de ce qui est autorisé. Hachem avait ordonné au premier Homme de ne pas du tout consommer de cet arbre. Il voulait qu’il s’attache uniquement à l’arbre de la vie, celui qui est entièrement bon. Alors, absolument aucune clarification n’aurait été nécessaire. Mais, il a fauté en consommant de l’arbre de la connaissance en suivant les conseils du serpent. Celui-ci était le plus rusé, au point de l’inciter au moyen de ses réflexions. Comme il est écrit (Ber. 3,5) « vos yeux seront dessillés ». C’est-à-dire qu’il les a poussés à se conduire en se basant seulement sur l’intelligence et des investigations pour déterminer le bien d’entre le mal. Jusqu’à les mener à transgresser les commandements de Hachem en mangeant le fruit de cet arbre. Il les a également entraînés à la débauche, comme nous l’expliquent nos Sages ZL. Ainsi, il est (Michlei 16,28) « le coléreux sème la division entre amis », la séparation entre l’étudiant et le Maître.

Mais, le premier Homme s’est repenti, et il a commencé à un peu réparer. Parce qu’il n’est pas possible de réaliser tout d’un coup. De même tous les véritables Justes dans chaque génération, et ceux qui sont occupés à cette réparation et se rapprochent d’eux. Ce sont tous ceux qui parviennent à se renforcer et à dominer leurs instincts. Jusqu’à vraiment mériter de réparer l’Alliance, grâce à l’unification du corps avec le Nefesh, ce que doit être la vie. Ils font ressortir les aspects favorables en tout et alors se mérite la « potion de vie ».

Source: Elhanan Lepek