Parachat Vayigach
Bannière

Le Veau d’Or, jusqu'à quand ?!

Paracha Ki Tissa


Notre Parasha a pour sujet central, l’épisode peu glorieux de la faute du Veau d’Or.

Cette faute représente pour le peuple d’Israël, la raison première pour laquelle il traverse toutes sortes de malheurs au fil des siècles.

En effet, lorsqu’ Hashem finit par accorder Son pardon à Israël, grâce à toutes les prières de Moshé Rabbenou, Il précise qu’à chaque fois qu’Il aura à infliger un châtiment à Israël pour ses fautes, il y aura dans ce châtiment, une part supplémentaire pour la faute du Veau d’Or.

Selon un principe, les enfants ne subissent de châtiment à cause de la faute des parents, que lorsqu’ils récidivent les fautes des parents.

Or, si nous subissons encore le châtiment pour la faute du Veau d’Or que nos ancêtres ont commis, c’est certainement que nous imitons leur comportement.

Pourtant, il s’agit ici de la faute de l’idolâtrie ! En quoi sommes nous restés idolâtres ?


Il est écrit dans notre Parasha :
« Ils s’empressèrent de se lever au lendemain, ils offrirent des holocaustes (‘Olot), ainsi que des sacrifices rémunératoires (Shelamim) ; le peuple se mit à manger et à boire, puis se livra à la légèreté. »

Le Gaon Rabbi Ya’akov GALINSKY shalita rapporta à ce sujet :
La faute du Veau d’Or représente la 1ère occasion où le peuple d’Israël dévia du chemin de la Torah.
Mais en réalité, ils ont également innové une démarche de la faute, de façon générale.
Jusqu’à nos jours, cette même attitude est encore très fréquente parmi nous.

Prenons chaque étape du verset cité :
« Ils s’empressèrent de se lever lendemain… »
Cela nous rappelle que très souvent, on est poussé par un enthousiasme et une certaine hâte d’agir pour Hashem.

« … ils offrirent des holocaustes » (‘Olot)
La particularité du sacrifice ‘Ola réside dans le fait qu’il est entièrement consumé sur le Mizbea’h (l’autel), sans qu’aucune des parties de la bête ne soit consommée ni par le Cohen, ni par l’auteur du sacrifice.
L’empressement et l’enthousiasme dont on fait preuve au début de notre Teshouva, va souvent jusqu’à nous inspirer une volonté de tout « sacrifier » pour Hashem et sa Torah, sans garder le moindre profit pour soi même.

« …ainsi que des sacrifices rémunératoires (Shelamim)… »
Par opposition au sacrifice ‘Ola, le sacrifice Shelamim n’était consumé que partiellement sur le Mizbea’h, le reste était consommé par l’auteur du sacrifice. Il en est de même dans une Teshouva mal dirigée.
Avec le temps, cette exclusivité que l’on a consacré à Hashem, va en se diminuant, jusqu’au moment où l’on commence à se démotiver, et que l’on revendique pour soi même une part de tout ce temps et cette énergie.
« …le peuple se mit à manger et à boire… »
Cette évolution régressive amène l’individu à un stade où finalement, il ne consacrera son temps qu’à de banales activités profanes, comme manger et boire.
Il n’y a tout à coup plus de place pour la moindre occupation spirituelle, à laquelle il consacrait toute sa vie au début de son parcours.
« …puis se livra à la légèreté. »
L’aboutissement dramatique de cette Teshouva mal dirigée, est malheureusement inévitable, et on en arrive à la pire des choses à laquelle un juif peut se livré :
Les mœurs de légèreté et la débauche.
Cet individu – en ayant mal géré sa Teshouva – est redescendu peut être encore plus bas que le niveau duquel il est parti !!!
La variante de la faute du Veau d’Or, qui nous est encore reprochée de nos jours, réside dans le fait que nous ne dirigeons pas correctement notre repentir envers Hashem.
Revenir sincèrement vers Hashem et sa Torah, ne veut pas forcément dire se précipité sur les choses, sans aucune direction de la part d’un Rav (Les « Rabbanim » eux même conseilleraient-ils la précipitation ?! Sans doute parce qu’ils ne possèdent pas la compétence nécessaire pour conseiller d’autres procédés !!!)

Nous payons encore la faute du Veau d’Or parce qu’on ne sait pas diriger notre repentir !
Source: Halah'a yomit

Bannière