Parachat Noah'
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Petite soeur

Paracha Ki Tavo


Lorsque, dans quelques jours, nous lirons « Ahot Kétana » le soir de Roch Hachana, nous entamerons le refrain : « tikhlé chana vékillelotéha », que cette année s’achève ainsi que ses malédictions. 

De quelles malédictions s’agit-il ? La réponse est dans notre péricope. En effet, une partie de cette sidra annonce une série de malédictions qui font frémir tout notre être.

Une seule suffira de détruire toute une population. Nous avons confiance en D. qui a promis à son peuple, la perrénité, sans lien avec les vicissitudes de l’Histoire. 

Ces textes terribles ne sont là qu’un épouvantail pour donner à réfléchir à tous ceux qui voudront dévier des chemins célestes.

C’est pourquoi nous déclarons à la veille de Roch Hachana : que cette année s’achève ainsi que ses malédictions, ces menaces terrifiantes qui jalonnent la sidra de Ki Tavo.

Cette paracha ne contient pas que des malédictions. On oublie très vite la première partie, faite de bénédictions et surtout l’espoir de pénétrer dans les futures demeures sur un territoire sûr, ayant des frontières reconnues.

Le Temple sera en fonction et recevra les pèlerins qui apporteront les prémices au Cohen. Un dialogue s’instaure alors entre le prêtre en fonction et les visiteurs du Temple. 

Dans cet échange, il est question de l’histoire donc de la mémoire. On n’oublie pas nos origines qui depuis l’embryon ont été menacées de disparition.

Notre patriarche Yaacov a été pris en charge par son oncle Lavane qui n’avait qu’une seule perspective pour son jeune neveu. Il voulait le détruire moralement. 

Il a essayé de saper les fondements de son éducation, basée sur l’honnêteté et la vérité. Lavane était tout sauf honnête et fidèle à la parole donnée.

Si Yaacov, notre père avait succombé aux pièges de Lavane, le peuple d’Israël aurait disparu dès sa conception. Ce fait historique est notre leitmotiv. 

Nous mêmes sommes en perpétuel danger de disparition d’abord morale puis physique dès lors où nous oublions l’effort de Yaacov, notre père pour préserver les deux préceptes qui l’ont sauvegardés.

En apportant au Temple, lieu de mémoire par excellence, les premiers fruits, cueillis après tant d’efforts et d’espoirs, nous nous engageons à suivre les directives promulguées sur le Mont Sinaï. 

Il faut rappeler que cette offrande avait lieu le jour de Chavouot, jour de fête de pèlerinage qui célèbre le don de la Thora.

Les fruits présentés sont un gage dans notre volonté de lier notre existence propre d’une part au passé à travers l’histoire. 

Et d’autre part, le fruit de nos entrailles c'est-à-dire, l’avenir de notre peuple, apprend à se conduire dans les mêmes travées que nous lui avons indiquées.

Rabbin S.MALKA

Source: psemaine

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