Parachat Vayigach
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L’installation des juifs sur la Terre de leur ancêtres

Paracha Haye Sarah


Un lieu mythique est aujourd’hui au cœur d’un débat en Israël qui oppose deux conceptions de l’installation des juifs sur la Terre de leur ancêtres.

Abraham, après la mort de son épouse Sarah, veut acquérir une sépulture désigné par les Thora : KIRYAT ARBA le quartier des quatre. Les commentateurs expliquent d’abord cette dénomination bizarre comme un endroit connu depuis ADAM et HAVA. Ils sont les premiers à être enterrés dans cette grotte.

Trois couples prendront place au cours de l’histoire de notre peuple. Abraham et Sarah, comme on le verra au cours de cette explication, y seront inhumés. 

Itshaq et Rivka et Yaacov et Léa y seront eux aussi ensevelis.

La Thora utilise pas moins de onze versets pour donner les détails d’une transaction somme toute banale entre Abraham et Efrone propriétaire des ce quartier le plus prisé de la Planète. 

Dans Béréchit Rabba on explique ces longueurs scripturaires afin de préserver le peuple juif d’une contestation future de certains habitants de cette contrée nous taxant de voleurs.

Or la contestation est là et n’émane pas seulement des « voisins » non juifs. Certains esprits pensants, membres de notre communauté, considèrent que ces lieux historiques n’ont aucune valeur sinon sentimentale et ne doivent pas mettre en danger la population israélienne, résidents hors des « colonies ».

Ces mêmes esprits pourraient demain remettre en question les villes à l’intérieur d’Israël dès le moment où le critère de l’Histoire ne compte pas dans nos mémoires.

La question d’un lieu géographique bien défini par nos textes pose problème à ces grands esprits qui n’hésiteront pas à franchir le pas décisif. Pourquoi la terre d’Israël serait la Terre de prédilection de D., terre qui a été habitée par d’autres populations pendant le long exil du peuple juif.

La Thora, à travers ses commentaires, rappelle des définitions fort simples. Abraham Ibn Ezra considère ces transactions comme la preuve d’un lieu élogieux pour les vivants comme pour les morts. 

Nahmanide préfère asseoir la promesse de D. à Abraham. Ainsi le premier patriarche acquiert une partie d’Erets Israël.

Les autochtones reconnaissent à Abraham l’héritage que D. lui a promis le jour de son départ de la Mésopotamie. Or un héritage ne peut se valoir de réel que si la descendance le garde et revient y séjourner lorsque momentanément il s’en est éloigné.

C’est pourquoi les temps actuels rétabliront impérativement le peuple juif dans sa demeure chèrement acquise. Nous en sommes convaincus.

Nous ne pouvons imaginer « rendre » cette partie d’Israël à qui que ce soit ou alors méfions nous de nos « amis » qui voudraient brader un si minuscule pays.

Rav S. Malka

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