Parachat Vayetse
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Lorsque le soleil s’assombrit...

Paracha Emor


Nos Sages ZL ont fait dépendre le moment où il devient possible de réciter le soir le Chema du moment où les Cohanim/prêtres, qui se sont rendus impurs, sont autorisés à consommer de la Trouma/offrande. Lorsque le soleil s’est assombri pour eux. Il est ainsi fait allusion que chaque jour nous devons attirer sur nous une volonté absolument nouvelle, inédite. Parce que chaque jour s’avère être une nouveauté absolue. Et de cette notion dépendent toute sa purification et sa sanctification. Cette vision se rapporte à la récitation quotidienne du Chema. C’est la notion (Devarim 6,6) « ces devoirs que Je t’impose aujourd’hui », ces devoirs doivent être considérés à tes yeux comme une nouveauté.

Une bonne compréhension de cette notion se rapporte également au verset (Vayikra 22,7) « après le couché du soleil il deviendra pur ; et alors il pourra jouir des choses saintes ».

Il est fait allusion dans ce verset à la disparition du soleil, lors de ses derniers jours, au moment de son décès (Zohar Metsora 53). C’est le moment où disparaît le soleil de tous les jours de son existence. Il pourra mériter la conclusion de sa purification essentiellement seulement après cet instant où son soleil aura disparu totalement. Et comme l’ont dit nos Sages ZL (Yoma 86) il se trouve un certain nombre de personnes, bien qu’elles aient fait Techouvah/repentir, elles ont malgré tout enduré des souffrances. Le repentir, le jour de Kipour ou les souffrances endurées, est en suspend pour elles, jusqu’au jour de leur décès. Car il amène le pardon. Aussi chacun, auquel ce principe se rapporte, ne doit pas en arriver à considérer qu’en raison de tout ce qui se passe avec lui, il ne méritera de manger des saintetés qu’après le jour de sa disparition, lorsqu’aura disparu son soleil  ! Évidemment, celui qui est entièrement impur et il ne s’est pas encore trempé, alors pour une telle personne la disparition de son soleil n’aura pas d’effet. Mais seulement celui qui se renforce dans la Volonté tous les jours de son existence, avec ce qui lui est possible, malgré tout ce qu’il doit endurer. Il s’est trempé dans un Mikweh/bain rituel, il recommence chaque à se purifier lui-même, etc.

S’il parvient à réaliser cela de façon parfaite et complète, et à se purifier comme il convient, alors aucune bonne volonté n’est perdue. De même pour une bonne parole ou une bonne action. Jusqu’à mériter sa purification après la disparition de son soleil, quand arrivera le terme de ses jours dans ce monde-ci. Cela correspond (Vayikra 22,7) « après le soleil couché, il deviendra pur ; et alors il pourra jouir des choses saintes ». Parce qu’il a atteint sa bonne part du monde à venir. Il la méritera immédiatement à la disparition de son soleil. Il n’aura pas besoin de réincarnation ou de résurrection, ce que doivent endurer ceux qui ne se sont pas du tout préparés durant tous les jours de leur existence. Parce qu’alors, durant son dernier jour, se rassemble tout ce qu’il aura pu attraper de bien dans ce monde-ci, durant tous les jours de son existence, avec chacune des toutes les bonnes volontés qu’il aura accomplies. Seulement cela représente son espoir et son aspiration éternels. Alors chacun saura et comprendra la différence entre celui qui s’engage et recherche avec constance sa finalité, avec de fortes volontés chaque jour. Même s’il ne parvient pas à un accomplissement parfait et complet. Par rapport à celui qui n’aura pas du tout voulu consacrer des efforts. Comme il est écrit (Malahi 3,18) « alors vous verrez la différence entre le Juste et le mécréant ». Il existe également une différence entre celui qui est revenu cent fois sur son étude et celui qui l’aura fait cent et une fois (Haguiga 9 :). A bien plus forte raison celui qui consent à fournir des efforts par rapport à celui qui s’abstient de tout engagement.

L’essentiel dépend du rapprochement vers de véritables Justes et des Maîtres qui s’incluent dans les Anciens. Ceux qui sont occupés à relever et à élever chacun qui est tombé ou s’est trop éloigné de sa place, là où se situe la Volonté supérieure. Heureux sont ceux qui savent s’attacher à de telles personnalités. Il existe une relation avec les trois chapitres de la récitation du Chema, « écoute », « et ce sera si tu écoutes », « et Il dit à Moshe ». Ces trois chapitres sont reliés avec les trois fêtes de pèlerinage. Ce sont de saints appels durant lesquels se dévoile la Volonté. En examinant dans le détail, on se rend compte que le chapitre du Chema correspond à la fête de Pessah, le dévoilement de la Volonté en général. Car durant Pessah s’est déroulé l’essentiel de la Sortie d’Égypte. Par la manifestation de très impressionnants prodiges. Grâce à eux s’est dévoilé aux yeux de chacun que tout est conduit uniquement selon Sa Volonté. C’est le principe de l’acceptation du joug de la Royauté des cieux. Parce que Lui seul dirige le monde. La prise de conscience de cette réalité nous est dévoilée à Pessah.

Mais le détail de Sa Volonté ne nous est pas encore dévoilé. Comment pouvons-nous mériter de Le servir et d’accomplir Sa Volonté ? Jusqu’à la venue du dévoilement et de la libération de Shavouot ! Alors, nous avons reçu Sa sainte Torah, toutes les Dix Paroles. En elles se trouvent inclues les six cent treize commandements. Avec eux Il nous dévoile Sa Volonté dans le détail. Car Sa Volonté est que nous Le servions au moyen de ces commandements. Que nous observions le Shabat et tous les autres commandements. Cela est relatif à « et ce sera si vous écoutez ». Ce qui se rapporte à l’acceptation du joug des commandements. La nécessité de relier toutes nos volontés vers La Sienne. Tout est possible grâce à la Torah que nous avons reçue à Shavouot par l’intermédiaire de Moshe Rabenou.

Cela peut se réaliser au moyen de la bienfaisance. Raison pour laquelle à l’occasion de toutes les trois fêtes de pèlerinage, nous sommes particulièrement tenus de donner pour la charité. Comme il est écrit (Devarim 16,11) « et tu te réjouiras en présence de Hachem ton Éternel, toi, ton fils et ta fille, ton esclave, etc., l’étranger, l’orphelin et la veuve ». Rachi nous explique « si tu réjouis les Miens, je réjouirai les tiens ». De même, nous avons l’obligation de multiplier les sacrifices, comme il est écrit (là-bas 16,16-17) « et que l’on ne paraisse pas les mains vides en présence de Hachem. Chacun donnera selon ses moyens ». Les sacrifices se rapportent à la générosité du cœur, ce que représente la bienfaisance. Comme il est écrit (Devarim 23,24) « la parole sortie de tes lèvres, etc., une offrande volontaire, promise par ta propre bouche ». Ta bouche c’est la charité (Roch Hachanah 6). Car durant les fêtes de pèlerinage nous sommes plus invités à exprimer ce qui a trait au dévoilement de Sa Volonté. Raison pour laquelle alors nous devons nous efforcer à multiplier encore plus les actes de charité.

Mais, bien qu’ils aient reçu la Torah à Shavouot, ils ont fauté à cause de la populace. Ce sont tous ceux qui les ont suivis lors de la Sortie d’Égypte. Ils ont transgressé avec le veau d’or. C’est l’idolâtrie et l’hérésie provoquée par le venin du serpent. Elles ont été instillées essentiellement au moyen du doute par rapport à la Volonté. Ils ont demandé (Chemot 32,1) « parce que Moshe, l’homme qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il est devenu ! ». L’essentiel de la réparation a été obtenu durant les quarante jours, depuis le mois de Eloul jusqu’au jour de Kipour. Ce sont des jours de Volonté (Pirkei de Rabi Eliezer 46). Jusqu’à Soucot, Hochanah Raba et Chemini Atseret se termine la réparation (Zohar Pinhas 214). Soucot est donc la troisième et la conclusion des fêtes de pèlerinage (Roch Hachanah 4 :). Elle correspond au chapitre de « et Il dit » (ibid.) dans la récitation du Chema. Le sujet de ce chapitre est relatif aux Tsitsit. Ils représentent la réparation des vêtements (Tikounei Zohar 69,110 :). Cela se rapporte à « Je lui donnai la nuée pour vêtement » (Job 38,9), de sorte que le doute ne puisse plus s’instiller. On trouve dans de nombreux versets le lien entre revêtir des habits et pratiquer la charité. Par exemple (Yeshiyaou 58,7) « quand tu vois un homme nu, couvre-le », ou (Job 31,19) « ai-je jamais vu un déshérité privé de vêtements, un indigent n’ayant pas de quoi se couvrir ? ». Cela se rapporte (Ps. 102,1) « prière d’un malheureux à envelopper ». Ici la notion de pauvreté est reliée avec l’idée d’envelopper. C’est-à-dire qu’il n’a rien pour se recouvrir, si ce n’est l’enveloppe de sa misère et de sa soumission à la pauvreté. Cela correspond (Ps.107,5) « leurs âmes à recouvrir », ou (Eiha 2,19) « recouvert par la faim ».

La charité vient réparer la faute de la perte de conscience, des jours dépressifs provoqués par des conseillers mal intentionnés. Parce que le serpent incitateur utilise des données soi-disant scientifiques. L’essentiel des mauvais conseils est basé sur une pseudo-science d’où découle une faute dans l’interprétation. Le rejet des enseignements de la Torah et le refus de se soumettre aux commandements permet l’expression d’intérêts ou de pulsions personnels. Ils empêchent de saisir la véritable Volonté de Hachem, de savoir que c’est Lui qui dirige tout. Pour permettre le libre arbitre, et pour l’existence du monde, Il cache, voile et dissimule Sa Volonté sous différentes enveloppes. Il est nécessaire de se revêtir de nombreux saints concepts, grâce aux commandements de la Torah, pour appréhender l’éclairage supérieur de la Volonté. Mais cette notion ne peut pas être reçue simplement, en raison de la puissance de cette lumière. Elle provoque la brisure des ustensiles de réception et d’acquisition. Car (L.M. I,56) « trop d’huile provoque l’extinction de la lumière ». De là découlent toutes les erreurs et toutes les hérésies des adeptes inconditionnels des théories des sciences naturelles. Elles sont la conséquence des incitations du serpent et de son venin. Lorsqu’on prétend pouvoir immédiatement saisir, sans outils conceptuels adaptés, et en étant éloigné de toute sainteté et des notions relatives au divin.

Raison pour laquelle la réparation de la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal a commencé avec des vêtements. Comme il est écrit (Berechit 3,21) «et Hachem l’Éternel fit pour l'homme et pour sa femme des tuniques de peau, et les en vêtit ». Parce qu’au début, ils étaient les deux nus et ils n’avaient pas honte. Ils n’avaient pas besoin de vêtements matériels. C’est pourquoi il leur était défendu de consommer de cet arbre. Car de lui viennent toutes les mauvaises interrogations découlant des seules observations de la nature et de leurs fausses interprétations.

Chabat Chalom
Kupath Rabbi Meir Baal Haness

Elhanan