Parachat Vayigach
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La pureté des Cohanim

Paracha Emor


Ce Shabbat nous lisons la Parasha Emor qui traite d’une part des lois de pureté des Cohanim et d’autre part de la période du "Omer", les 49 jours de préparation au don de la Thora (Shavouot) où l’on doit perfectionner nos "Midot" (qualités, vertus). La Parasha nous rappelle aussi les fêtes en nous précisant à quel moment nous devons les célébrer.

Au début de la Parasha A’harei Mot (Perek 21 Passouk 1), Hachem demande à Moché :
לְנֶפֶשׁ לֹאיִטַּמָּא בְּעַמָּיו אֲלֵהֶם אֱמֹר אֶלהַכֹּהֲנִים בְּנֵי אַהֲרֹן וְאָמַרְתָּ « Dis au Cohanim, fils de Aharon, tu leur diras : pour une âme, il ne se rendra pas impur dans ses peuples… »

- Pourquoi la redondance « Dis… tu leurs diras »? :

Rachi nous enseigne de la Guemara Yevamot (Daf 114a) : להזהיר גדולים על הקטנים
« Que les Grands prennent garde sur les Petits »… pour ne pas que l’interdiction soit enfreinte.


Remarque :
- « Grand » peut vouloir dire Homme Sage ou Adulte.
- « Petit » peut vouloir dire Homme Simple ou enfant.

Un Midrash interprète l’explication de Rachi de la façon suivante :
Si un homme simple fait une « ‘Avera » (faute), il est préférable de faire une remarque dessus de façon générale en s’adressant à tout le monde (également aux Grands) que de s’adresser à lui directement (Homme simple qui ne sait pas) afin de ne pas lui faire honte...

Histoire :
Un jour un Rav demanda à un juif non pratiquant de faire Téchouva. Mais ce dernier lui répliqua qu’il voulait profiter de ce monde si à fond ! Et que selon lui, ça n’était pas trop compatible avec la religion... Le Rav lui raconta alors l’histoire suivante :

Un roi avait une fille unique qui malheureusement était très moche, à tel point qu’aucun homme ne voulait l’épouser.
Le conseillé du roi proposa alors de la marier à un non voyant très beau, pour, à la fois satisfaire les exigences de la princesse et aussi pour ne pas que celui-ci prenne conscience de la laideur de sa femme.
Quelques années après le mariage, le bilan s’avère être très positif. Tous les deux, lui roi et elle reine sont heureux, épanouis et riches…

Un jour un médecin de grande renommé trouva le remède pour redonner la vue à ceux qui ne l’avaient pas. Cette intervention chirurgicale est d’un coût très élevé...
Bien sûr ! le jeune roi se précipita pour en bénéficier et promit au médecin de le payer une fois qu’il ouvrira enfin les yeux pour admirer son palais, sa femme et tout ce qui l’entoure…
De retour dans son palais, il est à la fois émerveillé par la splendeur de ses trésors, ses diamants… la beauté de son palais et de ses propriétés… Mais, il est surtout sous le choc face à la laideur de sa propre femme et devient tout malheureux …

Il retourna alors chez le médecin pour lui faire remarquer qu’il ne lui donnerait pas un sou ! Cette opération chirurgicale n’a fait que chambouler sa vie et lui a causé une énorme déception…
Le médecin lui réplique que s’il est si malheureux ! Il suffit de revenir à son état de non voyant…
Bien sûr ! Le jeune ne l’accepta pas !... La vue étant devenue pour lui la chose la plus précieuse au monde…

è Il en est de même pour nous dans ce monde, où nous jouissons de tous les biens matériels sur terre… Mais que valent toutes ses jouissances sans la vue ? La vue c’est la vie !!
Hachem nous donne la vie sur terre pour accomplir la Torah et les Mitsvort. C’est en quelque sorte le prix à payer pour mériter de pouvoir ouvrir les yeux et vivre, afin de découvrir le אמת « Emeth » (la vérité dans ce monde).

Source: Rav Y.Amar

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