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Les 11 encens

Paracha Devarim

La Ketoret / l’encens est composé avec onze sortes de parfums. Grâce à eux, toutes les étincelles de sainteté peuvent être retirées d’entre les altérations. Parce que l’extraction de la sainteté parmi les écorces s’effectue au moyen des onze différents parfums qui constituent la Ketoret. Pour retirer depuis les écorces l’existant grâce à la Tefilah / la prière. Lorsqu’elle correspond au jugement de celui qui possède

la force d’agir. Pourtant, la sainteté se trouve toujours dans le principe de dix. Il n’existe rien dans la sainteté qui compte moins que dix (Berahot 21:). Par contre, l’existence du superflu correspond à onze. Il est connu que cela est relatif à la mention des onze généraux de Esaw. 

Il y a également (Chemot 26,7) « des tapis en poil de chèvre, etc., tu les feras au nombre de onze ». Pour nous permettre de saisir qu’au moyen du Ketoret ils devaient parvenir à clarifier la sainteté qui se trouve enfouie dans les profondeurs des écorces. Raison pour laquelle se trouvaient dans la Ketoret précisément onze différentes espèces de parfum. De sorte à dominer et à adoucir à leurs racines les rigueurs des jugements. C’est-à-dire que les écorces, qui représentent la rigueur du jugement, leur subsistance et leur existence proviennent de ce principe de onze. Elles sont dominées à leur racine précisément au moyen de ces onze espèces dans la Ketoret. Ce qui est représenté par la Tefilah en fonction du jugement. C’est lorsque l’on prie et on en arrive à considérer qu’au moyen des jugements précisément on leur retire leur existence. De même on sacrifie avec onze sortes d’encens, en relation avec les jugements. Parce qu’en eux se retrouve l’emprise des écorces alimentées par ce principe de onze. Mais, cet encens possède une telle force qu’avec elle il devient possible d’extirper l’existence des écorces au moyen de la Tefilah.

On trouve dans la Ketoret (Kritout 6:) le Helbenah / le galbanum (Chemot 30,34). Son odeur est mauvaise ! Il fallait mélanger de cette mauvaise odeur dans la Ketoret. Mais justement au moyen de cette mauvaise odeur, relative à la dureté des jugements, il devenait possible grâce au Ketoret de parvenir à toutes les clarifications entre les écorces mélangées dans la sainteté. À tel point qu’également le Helbonah lui-même, se trouvant inclus dans la Ketoret, dégageait une bonne odeur. Nous trouvons ainsi un rapport entre les transgressions qui finissent par se transformer en mérite. Lorsqu’on parvient à également dégager des fautes de bonnes odeurs. Ce qui se rapporte à (Cant. 1,12) « mon nard exhale son arôme », au Helbonah dans la Ketoret. Avec elle, il y avait onze espèces et sans elle il y aurait eu que dix espèces. Ainsi, il est possible de descendre dans les profondeurs des écorces, pour là-bas procéder à toutes les clarifications. Grâce à la Tefilah, il devient possible d’empêcher les mauvaises tendances qui veulent engloutir et s’approprier la Ketoret. Grâce à sa force, elle se tient à leurs gorges, et elle les contraint à rendre toutes les saintetés qu’elles ont pu avaler. Au point que précisément avec elles tout peut être clarifié, jusqu’à mériter une bonne odeur. Ce qui constitue la subsistance de la Nechamah / l’âme. Précisément grâce à la Ketoret qui dégage une bonne odeur. Ainsi également le Helbonah est transformé en bonne odeur, le principe de « mon nard exhale son arôme ».

Il s’ensuit que les onze sortes de parfums du Ketoret sont relatives à la Tefilah correspondant au jugement. Grâce à elle, on mérite la bonne odeur qui est la subsistance de la Nechamah, la réparation de la faute de la consommation du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Raison pour laquelle le Nouvel An des arbres se situe au mois de Chevat, il est le onzième mois de l’année. Car alors il est possible de clarifier et de réparer la faute du premier Homme. Alors s’effectue l’essentiel de la réparation de la guerre contre Og. Ce qui correspond aux onze espèces dans la Ketoret, lorsque l’autre tendance vomit toutes les saintetés et tout le savoir qu’elle a englouti. Alors le véritable Juste, celui qui correspond à Moshe Rabenou, parvient à un grand savoir. C’est-à-dire le dévoilement de la Torah. Et ainsi il devient possible d’adresser des remontrances à Israël. Comme l’a réalisé Moshe Rabenou avec Israël.

Ainsi Moshe Rabenou a commencé à exprimer ses remontrances (Devarim 1,2) « il y a onze journées depuis le Horev, en passant par le mont Seïr, jusqu'à Kadech-Barnea ». Parce que l’essentiel de la pertinence du reproche se rapporte à cette notion de la Tefilah correspondant au jugement. Car de là s’alimentent les écorces, ce qui est relatif à onze. Et précisément grâce à cela il devient possible de les dominer. Parce qu’ils sont situés dans sa gorge. Il y a une relation avec la notion de onze jours depuis le Horev, en passant par le mont de Seïr, jusqu’à Kadesh Barnea. Pour exprimer avec les mêmes lettres que le mot Horev, le mot Harev / détruire, la destruction des écorces. Il est alors nécessaire de passer et d’aller par le chemin du mont Seïr. Pour extirper leur existence depuis là-bas. Pour ce principe, il y a une nécessité de onze jours. Ainsi l’autre tendance se trouve dans l’obligation de sortir et de vomir toute la sainteté qu’elle a avalée jusqu’alors. Et cela jusqu’au lieu-dit Kadesh Barnea. Là où elle est obligée d’agréer de rendre toute la sainteté. Ainsi, le mot Barnea fait référence à l’expression de vomir, d’extirper vers l’extérieur tout ce qu’elle avait pu ingurgiter. Cela s’effectue grâce à la Tefilah correspondant au jugement. Cette notion de onze jours, des onze signes du Ketoret, le principe des onze mois.

Et cela se rapporte (Michlei 27,9) « le parfum et l’encens réjouissent le cœur, et la parole douce de l’ami nous réjouit ». Parce qu’au moyen de ces onze signes du Ketoret on mérite cette voix relative aux dix sortes de mélodies, tout ce qui est relatif à la joie. Comme il est écrit (Ps. 92,4) « sur l'instrument à dix cordes et sur le luth, aux sons de la harpe ». Ainsi, ce verset est repris dans les Psaumes chantés le jour de Shabat. Il a été dit par le premier Homme après son repentir. Parce que les dix sortes de mélodies se rapportent à la voix qui abreuve le Jardin. Grâce à elles poussent toutes les différentes odeurs. Elles sont la subsistance de la Nechamah.

Yossef le Juste descend de la onzième Tribu, en fonction de l’ordre de leur naissance. L’essentiel de la clarification de la sainteté d’entre les écorces s’est effectué grâce à lui. Ce qui correspond (Berechit 30,23) « l’Éternel a enlevé mon opprobre » qui est écrit à son sujet. Car grâce à lui s’annulent et sont neutralisés tous les opprobres, tout ce qui est représenté par les écorces. Parce que Yossef le Juste possédait une force particulièrement puissante, il parvenait à dominer son instinct. Ainsi, il réussit à se maintenir et à surmonter les épreuves auxquelles il a été confronté. Ce qui représente l’essentiel de la vraie force, la bravoure d’un véritable héros. Parce que qui peut être nommé vaillant ? Celui qui parvient à dominer ses instincts, ses pulsions (Avot 4,1). Raison pour laquelle Yoseph devait se trouver en Égypte avant la venue d’Israël. Bien que l’autre tendance ait conçu d’engloutir Yoseph, parce que sa descente en Égypte s’est effectuée alors qu’il était enchaîné, selon le principe de la rigueur du jugement. Car il avait rapporté leurs mauvaises paroles à leur père. Et cette conduite fait référence au principe de la rigueur du jugement. Comme conséquence, il a été vendu à l’Égypte. 

Alors, également son père Yaakov a craint qu’il soit consumé par les forces étrangères. Comme il s’est exprimé (Berechit 37,33) « Il la reconnut, et dit : c’est la robe de mon fils ; une bête féroce l’a dévoré, Yoseph a été déchiré ». Mais Yoseph le Juste possédait une force exceptionnelle. Et du fait de sa descente en Égypte, il a retiré d’eux toute la sainteté qu’ils avaient engloutie, à cause de la faute du premier Homme. Il a clarifié les étincelles qui se trouvaient en Égypte. Aussi, l’essentiel de la délivrance a été possible grâce à Yoseph le Juste. Comme il est écrit (Berechit 50,25) « Yoseph fit jurer les enfants d'Israël, en disant : l’Éternel vous visitera ; et vous ferez remonter mes os loin d'ici ». Et comme il est écrit (Chemot 13,19) « Moche prit avec lui les ossements de Yoseph ». Parce que l’essentiel de la Sortie d’Égypte s’est réalisé grâce à la Tefilah correspondant au jugement. Tout cela grâce à l’extrême force possédée par Yoseph le Juste. Ainsi l’ouverture de la mer de Jonc s’est produite par son mérite. Nos Sages ZL ont expliqué (Berechit Rabah 87,8) « la mer a vu et elle s’est retirée, elle s’est retirée d’elle-même », comme (Ber. 39,12) « et il s'enfuit au-dehors ». Tout grâce à la Tefilah correspondant au jugement.

Chabat Chalom
Kupath Rabbi Meir Baal Haness
Elhanan