Parachat Vayigach
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Chabbat Hazon

Paracha Devarim

« Malheur à toi peuple pêcheur, peuple lourd de fautes… » (Isha’ya 1-4)

Le prophète Isah’ya réprimande Israël avant la destruction du 1er Temple de Jérusalem, pour les fautes commises et qui ont entraîné sa destruction.

Le Gaon et Tsaddik Rabbi Avraham Morde’haï PATAL (Ha-Levy) z.ts.l écrit dans son livre Vayomer Avraham (tome 3) :
Avant d’expliquer ce verset, il est nécessaire de prendre connaissance d’un autre verset tiré du prophète Hoshea’ : « Reviens Israël jusqu’à Hashem ton D. car tu as trébuché dans ta faute. »(Hoshea’ 14-2)

La Guemara pose une célèbre question sur ce verset :
Comment ce fait-il que le prophète commence par décrire la faute d’Israël comme une faute involontaire (trébucher), et qu’il fini en la désignant par le terme « ‘Avon » (faute) qui définit les fautes commises volontairement ?


Le Gaon Rabbi Moshé Al Shei’h z.ts.l fait la remarque suivante :
Pour quelle raison un individu qui a commis une faute involontaire, doit-il apporter un sacrifice au Temple ? S’il a fauté involontairement, en quoi est-il reprochable ?! Mais il répond en disant que l’individu qui commet une faute involontaire, son âme est en réalité entachée par une faute volontaire antérieure qui a provoqué cette transgression involontaire. S’il n’avait pas commis antérieurement une faute volontaire, il ne serait pas heurté à une faute involontaire.

C’est ce que veut dire le verset :
« Reviens Israël jusqu’à Hashem ton D. car tu as trébuché dans ta faute. »
C’est-à-dire : la cause de ta faute involontaire (trébuché) réside dans ta faute volontaire antérieure (« Avon »).

C’est aussi ce que veut dire le prophète Isha’ya dans le verset de notre Haftara :
« Malheur à toi peuple pêcheur, peuple lourd de fautes… »
Le prophète veut dire :
Il ne faut pas s’étonner si j’emploi le terme « Malheur » pour désigner un peuple qui n’a commis que des fautes involontaires (peuple pêcheur), car en réalité, c’est le poids de ses fautes volontaires (peuple lourd de fautes) qui a entraîné ses fautes volontaires.

Nous devons en retenir qu’il ne faut surtout pas banaliser la transgression involontaire d’une faute, en disant : « C’est une faute involontaire, ce n’est pas très grave ! ». Cette faute involontaire ne se serait jamais produite si la personne n’avait pas auparavant négligé de façon volontaire une interdiction précise.

Source: Halakha Yomit


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