Parachat Vayigach
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Désamorcer une Bombe

Paracha Be'houkotaï


La Paracha

Le salaire de la Tora et des mitsvot. Hachem promet de bénir notre peuple pour l’étude et l’accomplissement de la Tora, par l’abondance, la paix, le bonheur familial. Les 49 réprimandes divines.

Réconfort et promesse pour notre temps. La donation de la valeur d’une personne, d’un animal au Beth hamikdach. La dîme des animaux.
D… promet que si nous gardons Ses Commandements, nous aurons la prospérité matérielle et vivrons en sécurité sur notre terre.

Mais Il livre aussi un avertissement «de réprimande» sévère concernant : l’exil, la persécution et d’autres maux qui nous arriveront si nous abandonnons notre alliance avec Lui.

Néanmoins, Hachem promet que «même quand ils seront dans la terre de leurs ennemis, Je ne les jetterai pas loin; je ne les abandonnerai pas en les détruisant et en les brisant .Car je suis l’Eternel leur D...»

HALAKHOT

Déplacer des oiseaux chabbat

Il est enseigné dans la Guémara Chabbat (128b) qu’il est interdit de déplacer tout animal pendant Chabbat, car les animaux ont le même statut que toutes les choses qualifiées de « Mouktsé » qu’il est interdit de déplacer pendant Chabbat.

Le RAN (Rabbenou NIssim) explique que les animaux ne peuvent effectuer aucun travail pendant Chabbat, et l’on ne peut strictement rien faire avec des animaux ce jour là. 

C’est pour cette raison qu’ils ont le même statut que des pierres ou des morceaux de bois qui ont - de par eux même - le statut de « Mouktsé » pendant Chabbat, puisque l’on ne peut faire quoi que ce soit avec. 

Il est donc interdit de les déplacer pendant Chabbat. Cette explication est citée par MARAN dans le Beit Yossef (chap.308).

Du point de vue de la Halah’a, il en est de même pour des oiseaux dans une cage, puisqu’il est interdit de faire une quelconque utilisation des oiseaux pendant Chabbat, il est interdit de les déplacer, même lorsqu’ils se trouvent dans la cage.

Il n’y a pas de différence entre déplacer un animal domestique et déplacer des oiseaux, comme le tranche MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’ (parag.39) : « Il est interdit de déplacer tout animal domestique, animal sauvage ou oiseau pendant Chabbat. »

Cependant, selon l’opinion du Or Zaroua’, on peut autoriser le déplacement d’oiseaux pendant Chabbat, car on tire satisfaction du chant de l’oiseau, et ce profit ne constitue pas un interdit. 

De plus, ce déplacement ne peut engendrer aucun autre interdit puisque l’on ne fait aucun travail avec un oiseau, si ce n’est que tirer satisfaction de leur aspect ou de leur chant.

Par conséquent, selon l’opinion du Or Zaroua’, il est permis de déplacer pendant Chabbat des oiseaux qui se trouvent dans une cage.

Mais du point de vue de la Halah’a, c’est l’opinion du ROCH qui est retenue, et selon le ROCH il est interdit de déplacer tout animal pendant Chabbat.C’est ainsi que tranche MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’, comme nous l’avons mentionné plus haut.


Le Rav Ovadia YOSSEF Chlita écrit dans son livre Chou’t Yabiya’ Omer (tome 5) que même si selon la Halah’a nous retenons l’avis rigoureux du ROCH qui interdit de déplacer des oiseaux pendant Chabbat, malgré tout, s’il s’agit d’une situation de souffrance pour l’oiseau (« Tsa’ar Ba’alé H’aïm »), par exemple lorsque la cage se trouve trop exposée au soleil et qu’il est à craindre que l’oiseau ne souffre, il faut s’appuyer dans ce cas sur l’opinion du Or Zaroua’ et permettre de déplacer la cage afin de la placer à un endroit ombragé.

En conclusion :
Il est interdit de déplacer tout animal pendant Chabbat. C’est pourquoi il est interdit de déplacer également une cage dans laquelle se trouvent des oiseaux pendant Chabbat. 

Cependant, s’il s’agit d’une situation de souffrance pour les animaux et que le soleil tape très fort sur la tête des oiseaux qui pourraient même risquer la mort, il est permis dans ce cas de déplacer la cage vers un endroit ombragé.


HISTOIRE
Hachga'ha pratit

Cette histoire s’est déroulée il y a quelques années en Israël. Une femme de Méa Chéarim se trouvait chez elle. Soudain, de sa fenêtre, elle voit un homme mettre un sac dans une poubelle. 

Elle pense immédiatement que cet homme avait dû voler le sac et qu’il y avait peut-être des téfillines dedans.

Elle aperçoit alors son frère, 'hassid lui-même de Méa Chéarim, garer sa voiture tout près de l’endroit, et lui dit d’aller voir dans la poubelle pour voir ce qu’il y a dans ce sac. 

Celui-ci va voir et découvre à l’intérieur du sac un téléphone portable servant de détonateur et des explosifs.

Il désamorce la bombe et à peine a-t-il terminé que le téléphone sonne : il a pu ainsi éviter une grande catastrophe. Bien sûr, on peut légitimement se poser la question : mais d’où savait-il désamorcer une bombe ? Un 'Hassid de Méa Chéarim !

L’explication est la suivante. 15 ans auparavant, 10 'hassidim de Méa Chéarim dont lui-même avaient été convoqués à l’armée. 

Arrivés là-bas, ils expliquèrent à l’officier qu’ils étaient dispensés du fait qu’ils étudiaient dans une Yéshiva.

On vérifia leur dossier et effectivement ils furent dispensés. Mais, le 'Hassid de notre histoire avait des « problèmes » dans son dossier et fut obligé de rester 6 mois à l’armée. 

Que fit-il pendant ces 6 mois ? Il apprit à désamorcer des bombes.

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