Parachat Noah'
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L’étude de la Torah et le travail

Paracha Behar


Hashem parla à Moshé au mont Sinaï, en ces termes: « Parle aux enfants d'Israël et dis-leur: Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, la terre sera soumise à un chômage en l'honneur d’Hashem. Six années tu ensemenceras ton champ, six années tu travailleras ta vigne, et tu en recueilleras le produit. Mais, la septième année, un chômage absolu sera accordé à la terre, un Shabbat en l'honneur d'Hashem. Tu n'ensemenceras ton champ ni ne tailleras ta vigne. » (Début de notre Parasha)

Le Kéli Yakar explique que la Mitsva de Shémita (repos de la terre durant la 7ème année) a pour vocation de renforcer la foi en Hashem dans le cœur de l’homme, afin qu’il sache que le monde et ce qu’il contient appartiennent à Hashem, et qu’IL en est le seul dirigeant.

Cette Mitsva symbolise le fait de ne pas se consacrer à son travail de façon démesurée, au point d’en délaisser l’étude de la Torah.

En effet, celui qui a foi en Hashem, place également sa confiance en lui. Cette confiance place l’individu dans un état de quiétude et de repos permanant, dans son corps comme dans ses biens matériels. Dans ces conditions, l’homme peut se consacrer à l’étude de la Torah, sans se laisser perturber par des soucis professionnels.

C’est aussi ce que nous retrouvons dans une Mishna du Pirké Avot de cette semaine :
10 miracles se produisaient pour nos ancêtres dans le Temple… La pluie n’a jamais éteint le feu de l’autel des sacrifices (celui de l’exterieur) (Pirké Avot chap.5 Mishna 5)

Rabbi David Ha-Naguid (le petit fils du RAMBAM) explique dans son livre Midrash David que même lorsqu’il tombait des pluies diluviennes sur le feu de l’autel, le feu ne s’éteignait pas. L’eau et le feu – les deux opposés – faisaient la paix afin d’accomplir la volonté Divine, comme il est dit dans la Torah : Un feu permanant brulera sur l’autel. Il ne s’éteindra jamais. (Vaykra 6-6). Cela vient également nous apprendre que l’on ne doit pas se laisser emporter par la vie professionnelle, et qu’il est impératif de s’imposer des moments fixes et réguliers pour l’étude de la Torah.
En effet, la pluie se dit en hébreu « גשם » (Guéshem) qui est de la même racine que le mot « גשמיות » (Gashmiyout). La Torah est toujours représentée par le feu, comme il est dit : Voici ma parole qui est comme le feu, parole d’Hashem (Irméya 23-29).
La pluie – autrement dit la matérialité - n’a jamais réussi à éteindre le feu – la Torah.

La vie professionnelle ne doit jamais réussir à éteindre le feu de l’étude de la Torah.

Source: Halakha Yomit


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