Parachat Vayigach
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Rapprocher ses frères de la Torah

Paracha Bamidbar


« Fais approcher la tribu de Levi » (Bamidbar 3 : 6).

Pour décrire la particularité de la tribu de Levi, le Midrach cite le verset (Psaume 92 : 13) : « Les Justes croissent comme le palmier, ils s’élèvent comme les cèdres du Liban ». 

Le Baal Chem Tov explique qu’il y a deux sortes de Justes. L’un est comparé au cèdre qui s’élève très haut dans le ciel, mais ne donne pas de fruits; ce juste pousse très haut, certes, mais n’a que très peu – voire pas du tout – d’influence sur son entourage. 

Il est cependant un autre type de Sage qui est comparable au palmier; quand il grandit, il est porteur de fruits et sa droiture a un effet immédiat auprès des autres, car il leur révèle la beauté de la Torah. 

La tribu de Levi, dit le Midrach, possède ces deux qualités : elle s’élance vers les hauteurs et elle influence favorablement son entourage.

On retrouve dans la Torah une autre allusion aux arbres pour définir les Justes « Y a-t-il des arbres ou non ? » questionnait-on à propos de la Terre d’Israël du temps des explorateurs.

 Rachi explique que c’est une allusion aux sages et que la question signifiait « Y a-t-il des Justes dans le Pays dont le mérite pourra protéger le peuple ? » 

La question reste entière : si Moïse voulait que les explorateurs recherchent les justes, pourquoi les a-t-il envoyés dans les rues – par analogie aux arbres – plutôt que dans les maisons ou dans les maisons d’études ? 

Peut-être parce que Moïse cherchait les Justes dont l’influence pouvait s’exercer dans les rues. Les explorateurs devaient, en quelque sorte, chercher « les palmiers » les justes dont la présence pouvait être ressentie dans l’atmosphère de la ville (Iture Torah).

Lorsqu’on se donne pour objectif d’inciter ses frères à se rapprocher de la Torah, nous nous devons d’être attentifs à ne pas provoquer l’effet contraire !

 Une question intéressante fut posée au Rav Haïm Ozer Grodzinski, de Vilna, par son beau-frère, le Rav Isaac Kosovsky de Johannesbourg, illustrant combien les dirigeants se devaient être prudents quand ils étaient en contact avec des gens éloignés de la Torah. 

Le Rav Isaac indiquait que, dans sa Communauté, il y avait plusieurs Cohanim qui profanaient publiquement le Chabat (pas par rébellion, mais plutôt par manque de connaissances).

La question était de savoir s’il pouvait inviter ces Cohanim à bénir l’assistance, alors que la profanation du Chabat peut être comparable à de l’idolâtrie. 

Le Rav Haïm Ozer affirma qu’il ne fallait pas interdire aux Cohanim de bénir l’assemblée; en effet, si on ne leur permettait pas d’accomplir cette bénédiction, ils pourraient oublier leur statut de Cohen et, par voie de conséquence, pourraient contracter des mariages non autorisés, ils pourraient également se rendre impurs en touchant un mort… 

aussi, était-il préférable de leur permettre, malgré tout, de bénir l’assemblée, leur transgression n’étant que le résultat de leur ignorance passagère.

Le Rav Nahum de Tchernobyl manifestait son affection à tout juif, qu’il soit proche ou éloigné de la Tradition… 

Il ne vit jamais « d’iniquité chez les descendants de Jacob » mais s’adressait plutôt à tous comme s’ils étaient des Justes, les honorant souvent au-delà de leurs mérites. 

Rav Nahum expliqua son attitude en disant qu’il essayait d’imiter les qualités (midot) de l’Eternel… Qui est Bon aussi bien avec les Justes qu’avec les mécréants (Mi Mayanot Hanetsah).



Source: cyber-contact.com

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