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Tu t’appliqueras jour et nuit

Paracha Vèzot HaBerakha


C’est la dernière sidra de la Thora. Curieusement, elle est rarement lue un Chabbat. C’est à Simhat Thora que nous achevons la lecture du pentateuque. Immédiatement après, nous ouvrons un autre Sépher Thora pour nous imprégner du début de la Genèse.

C’est à cet instant précis, que les juifs du monde entier entament le livre de Béréchit qui va durer toute une année.

Nous savons la classique explication liée à la dernière lettre de la Thora en l’occurrence « lamed » et la première lettre qui ouvre la Thora c'est-à-dire le « Beth ». 

Les deux lettres juxtaposées nous offrent le mot « lev » qui signifie le cœur.

Cet organe vital apporte un sang nouveau à tout le corps. La Thora par ce perpétuel recommencement régénère nos sens spirituels par une lecture et une approche, chaque année, différente.

Le deuxième sens se trouve dans la Thora elle-même. Il n’existe pas de temps mort dans la vie, il n’existe pas non plus de trêve dans l’enseignement. 

« Tu t’appliqueras jour et nuit » telle est la devise du judaïsme. Le Talmud renchérit par cette maxime, vérifiée tout au long de notre existence.

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Jonas ou la techouva intégrée

Yom Kippour

Il n'est pas fortuit que nous lisions le livre de Jonas au cours de l'office de l'après-midi de Yom Kippour. En effet, ce livre est intégralement consacré à la Techouva, au repentir : ce texte a ceci de particulier qu'il nous relate le succès rencontré par le prophète Jonas dans son projet de remettre la ville dépravée de Ninive dans le droit chemin, et ce, après seulement trois jours d'appels et d'invectives à travers cette capitale.

Nous ne pouvons manquer d'être surpris par l'attitude de refus de Jonas qui, avant de prophétiser dans Ninive, décide de se dérober et de fuir vers une autre contrée : c'est pleinement conscient qu'il se refuse à accomplir la mission de prophétie dont l'Eternel l'a chargé.

Evidemment une question préliminaire surgit à notre esprit : comment un prophète peut-il refuser d'accomplir un devoir sacré, et surtout comment, lui qui reçoit ses "ordres de missions" directement de l'Eternel, peut-il envisager sérieusement la possibilité de fuir D... ? Ne sait-il donc pas que la présence divine emplit tout l'univers?

Le Radak, Rabbi David Kimchi, commente ce passage et explique que Jonas n'avait nullement l'intention de fuir D...: il souhaitait seulement abandonner le lieu de la prophétie. "Car ce prophète était un puits de science et de connaissance", disent les commentateurs.

En fait, Jonas ne fuyait pas D... mais la possibilité de prophétiser au nom de D... ! On sait que la prophétie n'existe qu'en Eretz Israël, et qu'à l'extérieur, il est impossible de recevoir toute inspiration prophétique. Donc, logiquement, en fuyant en exil, Jonas n'aurait techniquement pas pu accomplir sa mission.

Rabbi David Ben Zimra, qui résidait à Safed il y a quatre cents ans, donne quant à lui une interprétation plus nuancée de ce principe : certes la prophétie n'atteint pas ceux qui résident à l'étranger, par contre si un prophète entreprend sa mission en Eretz Israël, celle-ci pourra se poursuivre en exil, comme ce fut le cas du prophète Ezéchiel (Traité talmudique Moed Katan, p. 25).

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L’éclair et les étincelles

Hanouka


Chez les Asmonéens, les artisans de la révolte célébrée à Hanouka, nous constatons une rare synthèse entre deux données apparemment antinomiques: le courage et la vertu.

Juda Maccabée, son père Matitiahou, ses frères ainsi que leurs compagnons lors de cette glorieuse épopée, étaient sans exception dotés d'un grand courage, d'une grande force physique et d'une grande finesse stratégique. 

Parallèlement, ils possédaient une foi sincère en Dieu, vivaient dans un monde de sainteté et se trouvaient très versés dans l'étude de la Tora.

Le Livre des Asmonéens - dont l'auteur est resté anonyme - nous relate avec une grande honnêteté l'histoire de cette période mouvementée. Dans cette chronique Juda Maccabée est comparé à un lion d'une puissance irrésistible. 

Ses compagnons étaient sans doute d'une force semblable, car comment comprendre qu'une "poignée d'hommes" ait pu mettre en déroute la redoutable armée grecque qui, à cette époque, volait de conquête en conquête à travers le monde et s'était imposée comme la première puissance coloniale.

Pourtant, au lieu de festoyer, comme on pouvait s'y attendre après une telle victoire, les Asmonéens choisirent de consacrer les premiers instants de la délivrance nationale à la restauration du Temple de Jérusalem, jusque-là bafoué et pillé par les armées grecques.

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La Grandeur des Tsadikim

Paracha Peqoudei


Voici les chiffres de l’édification du Mishkan, le Mishkan du Témoignage, chiffres établis par Moshé… (Shemot 38-21)

Le Midrash explique que Moshé Rabbenou redoutait les mauvaises langues qui pourraient faire de la diffamation à son égard en prétendant que Moshé Rabbenou aurait détourné une partie des dons matériels offerts par les Béné Israël pour l’édification du Mishkan. C’est pour cette raison qu’il exigea que l’on établisse les chiffres exacts de toutes les quantités des matériaux précieux, offerts par Israël, afin que l’on puisse vérifier que tout avait bien servi à édifier le Mishkan.
Moshé eu raison puisque effectivement, les Bené Israël le soupçonnèrent d’avoir détourné une partie des dons, mais quand Moshé Rabbenbou leur montra les chiffres exacts de tout ce qui avait été offert et qu’il leur fit constater que tout avait été utilisé, les Bené Israël crurent Moshé Rabbenou.

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Du matériel au spirituel

Paracha Metzora


Il est écrit dans notre Parasha :
« Lorsque vous arriverez dans le pays de Kena’an que je vous concède, je donnerai le fléau de la lèpre dans les maisons où vous résiderez …. Le Cohen ordonnera qu'on détache les pierres atteintes par la plaie et qu'on les jette hors de la ville, dans un lieu impur. Puis, il fera gratter la maison intérieurement, autour de la plaie, et l'on jettera la poussière qu'on aura raclée hors de la ville, dans un lieu impur. On prendra d'autres pierres, que l'on posera à la place des premières; on prendra d'autre mortier, et l'on recrépira la maison.»

Le fléau de la lèpre dont il est question dans la Torah, n’a strictement rien à voir avec la pathologie que nous connaissons de notre époque.
Preuve en est, la lèpre de la Torah peut frapper même les murs des maisons, comme nous le démontre notre verset.

Les lois qui sont mentionnées dans notre Parasha, et qui sont relatives à la lèpre, ne sont pas en vigueur de notre temps, puisque nous n’avons plus le Beit Hamikdash sans lequel nous ne pouvons pas offrir de sacrifices (comme on doit le faire lors d’une lèpre, selon la Torah), et que nous n’avons plus de Cohen capable d’examiner les personnes ou les murs d’une maison, pour déterminer s’ils sont purs ou impurs.

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