Parachat Le'h Le'ha

La bénédiction sur l’odeur du Café

Halakhot Quotidiennes


A la demande de nombreuses personnes: Doit-on réciter une bénédiction sur la bonne odeur provenant d’un Café?

Réponse: Dans les Halah’ot diffusées il y a environ un mois, nous avons écrit qu’il faut réciter une bénédiction sur une chose produisant une bonne odeur, chaque chose ayant sa bénédiction spécifique.

Par exemple, lorsqu’on respire la bonne odeur qui émane d’une plante, comme le Hadass (myrte), on récite au préalable la bénédiction de « Boré ‘Atsé Béssamim ».

Sur des fruits qui produisent une bonne odeur, comme le Etrog par exemple, ou bien l’ananas, on récite au préalable la bénédiction de « Ha-Noten Réyah’ Tov Ba-Pérot ».

Puisque le Café est - à l’origine - un fruit que l’on moud et que l’on boit, il semblerait que lorsqu’on désire le respirer, il faudrait réciter au préalable la bénédiction de « Ha-Noten Réyah’ Tov Ba-Pérot ».

Cependant, ce point fait en réalité l’objet d’une divergence d’opinion Halah’ique parmi les décisionnaires, car au sujet d’un pain chaud (qui produit une bonne odeur), nous trouvons différents avis parmi les décisionnaires s’il faut oui ou non réciter la bénédiction des bonnes odeurs. Sur le plan pratique, MARAN tranche dans le Choulh’an ‘Arouh’ qu’il ne faut pas réciter sur la bonne odeur produite par un pain chaud, en raison du doute. C’est ainsi que tranche notre maître le Rav Ovadia Yossef z.ts.l dans son livre H’azon ‘Ovadia-Bérah’ot (page 328).

Le Kaf Ha-H’aïm (rédigé par le Gaon et H’assid Rabbi Ya’akov H’aïm SOFER z.ts.l, des plus éminents Rabbanim d’Irak, qui a émigré en Erets Israël dans la précédente génération) écrit qu’au même titre que nous ne récitons pas de bénédiction sur l’odeur agréable qui émane d’un pain chaud, ainsi nous ne récitons pas non plus de bénédiction sur la bonne odeur du Café, car cette odeur ne se propage pas au point de nous imposer une bénédiction.

Cependant, la majorité des Ah’aronim (décisionnaires des générations récentes et contemporains) sont d’un avis contraire, et parmi eux, le Gaon auteur du Pérah’ Chochan, le Gaon auteur du Yad Aharon, ainsi que d’autres décisionnaires qui tranchent qu’il faut réciter la bénédiction sur la bonne odeur qui émane du Café. De plus, cette bénédiction est « Ha-Noten Réyah’ Tov Ba-Pérot ».

Après avoir cité l’les propos de nombreux décisionnaires selon lesquels il faut réciter la bénédiction sur l’odeur du Café, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l conclu que la personne qui récite la bénédiction de « Ha-Noten Réyah’ Tov Ba-Pérot » avant de respirer la bonne odeur du Café, a sur qui s’appuyer dans la Halah’a, puisque telle est l’opinion de la majorité des décisionnaires. Fin de citation des propos de notre maître le Rav z.ts.l (H’azon ‘Ovadia-Bérah’ot page 329).

En conclusion: Lorsqu’on désire respirer consciemment la bonne odeur qui émane du Café, la personne qui récitera au préalable la bénédiction de « Ha-Noten Réyah’ Tov Ba-Pérot » a sur qui s’appuyer dans la Halah’a, puisque telle est l’opinion de la majorité des décisionnaires.

Source: Halakha Yomit