Parachat Vayigach

Eloul: Le mois de la miséricorde

Halakhot Quotidiennes


La source de la spécificité du mois d’Eloul
Il est enseigné dans Pirké Dé-Rabbi Eli’ézer:
Moché Rabbénou est resté 40 jours sur le mont Sinaï.
La journée, il apprenait le Mikra (la Loi Ecrite), et le soir, il apprenait la Michna (la Loi orale).
Au bout de 40 jours, il prit les Tables de la Loi et redescendit vers le Camp.
Le 17 Tamouz, il brisa les Tables de la Loi, et resta 40 jours dans le camp, jusqu’avoir brûlé le Veau d’Or et l’avoir pulvérisé comme la poussière de la terre. Moché mit à mort toutes les personnes qui avaient embrassé le veau d’or, il retrancha le culte du veau d’or au sein du peuple d’Israël, et il rétablit chaque tribu à sa place.


Le jour de Roch H’odech Eloul, Hachem ordonna à Moché Rabbénou : « Monte auprès de moi sur la montagne. » car Hachem avait pardonné à Israël. On fit retentir le Chofar dans tout le camp, pour informer que Moché monte sur la montagne, afin qu’ils ne se laissent pas égarer vers l’idolâtrie. Fin de citation.

Il est donc expliqué que c’est le jour de Roch H’odech Eloul qu’Hachem a commencé à pardonner à Israël.

La tradition des Sélih’ott
Puisque c’est le jour de Roch H’odech Eloul qu’Hachem demanda à Moché Rabbénou de monter à nouveau sur la montagne pour recevoir les nouvelles tables de la loi, les Séfaradim et les originaires des communautés du Moyen-Orient ont la tradition de se lever tôt et de se rendre à la synagogue chaque jour pour y dire les Sélih’ott (supplications), depuis Roch H’odech Eloul jusqu’à Yom Kippour, jour où Moché Rabbénou descendit de la montagne et rapporta les deuxièmes Tables de la Loi. Mais nous ne disons pas de Sélih’ott le jour de Roch H‘odech lui-même.

Par conséquent, cette année (5777) où Roch H’odech Eloul est tombé hier mardi et aujourd’hui mercredi, nous commencerons à dire les Sélih’ott dès ce soir après H’atsott (après la moitié de la nuit), ou demain matin.
Dans le temps, tout le monde avait l’usage de se lever avant l’aube pour réciter les Sélih’ott, on parvenait à s‘élever considérablement durant le mois d’Eloul, et on était motivé à se repentir sincèrement sur toutes les actions, jusqu’aux jours de Roch Ha-Chana et de Yom Kippour, où tout le monde atteignait un niveau spirituel supérieur, et l’on pouvait véritablement ressentir l’atmosphère particulière de la sainteté de ces jours-là par la prière et le repentir. Même les enfants arrivés en âge d’éducation religieuse se rassemblaient avec leurs pères dans les synagogues chaque matin avant l’aube, et ainsi, une crainte du Ciel particulière pouvait se lire sur les visages des gens. Mais aujourd’hui, malheureusement, dans cette dernière génération, l’impact de cette tradition s’affaiblit considérablement.
C’est pourquoi, chacun se doit de se motiver et de motiver sa famille afin de se renforcer durant les jours du mois d’Eloul dans le repentir et la prière.

Les communautés des Achkénazim n’ont pas la tradition de dire les Sélih’ott depuis Roch H’odech Eloul, mais ils ont la tradition de sonner du Chofar chaque jour de cette période (à partir du 1er Eloul, c'est-à-dire, à partir d’aujourd’hui), après la prière de Chah’aritt (l’office du matin), afin de prévenir Israël pour qu’ils fassent Téchouva (repentir), comme il est dit : « Si le chofar retentit dans la ville, le peuple n’aura-t-il pas peur ?! » (‘Amos 3). Cette tradition de sonner du Chofar pendant 40 jours sert également à perturber le Satann.
Certains ont la tradition de sonner également à l’office de ‘Arvit (l’office du soir).

La tradition chez les Achkénazim est de débuter les Sélih’ott à partir du samedi soir (dimanche) qui précède Roch Ha-Chana.
Si Roch Ha-Chana tombe un lundi ou un mardi, ils débutent les Sélih’ott le samedi soir (dimanche) de la semaine d’avant.
Par conséquent, cette année (5777) où le 1er Yom Tov de Roch Ha-Chana (5778) tombe jeudi, les Achkenazim débuterons les Sélih’ott à partir du samedi soir (dimanche) 26 Eloul, qui correspond à la sortie du Chabbat « Nitsavim-Vayéle’h ».

Source: Halakha Yomit

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