Parachat Vayigach

Havdala le samedi soir où tombe le 9 Av

Halakhot du 9 av

Pour une année où le 9 Av tombe un samedi soir – comme cette année 5776 – nos maitres les Richonim (décisionnaires de l’époque médiévale) débattent afin de définir comment faut-il procéder en ce qui concerne la Havdala sur le verre de vin.

Il y a 3 opinions sur ce point:
· Selon les Guéonim, il faut procéder à la Havdala à la sortie du jeûne, c'est-à-dire, dimanche soir avant de consommer quoi que ce soit, il faut procéder à la Havdala sur un verre de vin (uniquement).
· Selon l’auteur du Manhig, il faut procéder à la Havdala à la sortie de Chabbat et donner à un enfant qui n’est pas soumis à l’obligation de jeûner, à goûter au verre de vin de la Havdala.
· Selon le RAMBAN, on ne fait pas de Havdala du tout, puisqu’il est dit dans la Guémara Bérah’ot (33a) qu’à l’origine, nos sages avaient instauré d’inclure le passage de Havdala dans la prière de ‘Arvit du samedi soir, et lorsqu’ Israël s’est enrichit, nos maitres instaurèrent de réciter la Havdala sur un verre de vin. Or, le 9 Av qui tombe un samedi soir, tout Israël est considéré comme pauvre et misérable.
Il y a une longue argumentation dans les propos des Poskim (décisionnaires) sur ces opinions.


MARAN l’auteur du Choulh’an Arouh’ tranche selon l’opinion des Guéonim, qu’il faut procéder à la Havdala sur un verre de vin à la sortie du 9 Av.
Nous adoptons l’opinion de MARAN puisque nous avons accepté ses décisions Halachiques.
Par conséquent, nous avons l’usage de procéder à la Havdala à la sortie du 9 Av sur un verre de vin, et par cela, nous marquons la sortie du jeûne.
Mais immédiatement à la sortie de Chabbat, lorsque le jeûne débute, il faut prononcer verbalement la phrase « Barouh’ Hamavdil Ben Kodech Léh’ol », afin d’être autorisé à faire des Mélah’ot (des activités qui sont interdites pendant Chabbat).

On ne récite pas la bénédiction sur les parfums dans la Havdala que nous faisons à la sortie du 9 Av, car on n’apporte pas de parfums dans une maison de deuil, puisque les parfums sont voués au plaisir. C’est ainsi que tranche MARAN l’auteur du Choulh’an Arouh’.

Nous sommes tenus de réciter la bénédiction sur les flammes le samedi soir du 9 Av, bien que l’on ne fasse pas la Havdala sur le verre de vin à ce moment là.
Selon l’usage, l’officiant ou le Rav de la synagogue récite la bénédiction sur les flammes avant la lecture du livre de Eih’a (même si certains réfutent cet usage, voir H’azon Ovadia page 342).

Les femmes qui ne se rendent pas à la synagogue, doivent réciter la bénédiction sur les flammes samedi soir à la maison. (ibid. page 343).

Une personne malade autorisée à consommer le jour du 9 Av - comme nous l’avons expliqué dans les précédentes Halachot - doit procéder au préalable à la Havdala (complète) le samedi soir sur le verre de vin, car elle n’est pas autorisée à consommer sans réciter la Havdala. Dans ce cas, cette personne est même autorisée à acquitter les membres de son foyer de leur obligation de Havdala comme chaque samedi soir.

Les femmes enceintes et celles qui allaitent - qui sont autorisées cette années (5776) à consommer le jour du jeûne puisqu’il est reporté au dimanche 10 Av - sont elles-aussi tenues de réciter au préalable la Havdala sur un verre de vin avant de consommer. Or, puisqu’elles ne consommeront que durant la journée du jeûne après la moitié de la journée, elles devront seulement réciter samedi soir la bénédiction sur les flammes, et dimanche après midi, elles réciteront la Havdala sur un verre de vin sans les parfums, ni les flammes (ibid. page 348).

Source: Halakha Yomit

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