Parachat Vayigach

Kiddouch et Berahot à la Souccah

Halakhot de Souccot


KIDOUCH ET BERAKHOT A LA SOUCCA 

1. Le premier soir de Souccot en revenant de la synagogue on entre dans la Soucca et on y récite le Kidouch sur une coupe de vin. Ce Kidouch consiste en 4 Bérakhot: 

  a) Sur le vin: Haguéfène 

  b) Baroukh... Achère Ba'har Banou... Eth Yom 'Hag Hassouccot... Mékadech Yisraël Véhazémanim 

  c) Pour la Mitsva de la Soucca:Liyéchév Bassouca 

  d) Pour l'évènement:Chéhé'héyanou. On boit un minimum de 86 centilitres de vin. 

     On fait Nétilat Yadayim, on dit Hamotsi et on mange un Cazayit de pain suivi du repas. Le deuxième soir (en Diaspora) on dit      Chéhé'héyanou avant Liyéchév Bassoucca.

2. Les 5 jours de 'Hol Hamoëd qui suivent les 2 premiers jours de Yom Tov, on ne dit ni Kidouch ni Chéhé'héyanou (le Chabat on dit le Kidouch habituel), mais on récite la Bérakha Liyéchèv Bassoucca après celle de Hamotsi avant de goûter au pain.

3. Lorsqu'on dit au début de chaque repas la Bérakha Liyéchèv Bassoucca, qui est la Bérakha relative à la Mitsva d'habiter la Soucca, on doit penser à inclure toute le période de résidence dans la Soucca jusqu'au prochain repas.

4. Si on a oublié de dire Liyéchèv Bassoucca avant le repas, on dira cette Bérakha dès qu’on se rendra compte de l'oubli, au milieu du repas ou même à la fin.


5. On dit la Bérakha Liyéchèv Bassoucca debout, puis on s'asseoit pour manger le pain.

6. Comme la question de dire Liyéchèv Bassoucca pour des Mézonot est controversée, dans le doute, on ne la dira pas, tout en ne mangeant les Mézonot qu'à la Soucca.



L'OBLIGATION D'ÉTABLIR SA RÉSIDENCE DANS LA SOUCCA 

1. La Mitsva consiste à résider pendant les 7 jours de Souccot dans la Soucca, de façon à ce que la Soucca soit notre domicile principal et la maison notre domicile secondaire. On prendra en particulier tous ses repas dans la Soucca.

2. II est interdit de prendre ses repas en dehors de la Soucca tous les 7 jours. Si on ne mange pas de pain (ou des Mézonot) on peut consommer des mets en dehors de la Soucca. De même, on peut manger moins de la quantité d'un "Cabetsa" (54 grammes) de pain ou de Mézonot en dehors de la Soucca. Celui qui a soin de ne manger ni boire même de l'eau que dans la Soucca, est digne de louanges.

3. Le premier soir de Souccot (en Diaspora, les 2 premiers soirs de Souccot), on a l'obligation de consommer dans la Soucca un minimum d'un Cazayit de pain. Même si l'on se sent indisposé, ou s'il pleut sans cesse, on doit faire un effort pour manger cette quantité minimum de pain à l'intérieur même de la Soucca.

4. Le premier soir de Souccot on ne commence le repas qu'après l'apparition des étoiles, à la tombée de la nuit.

5. Bien que, comme mentionné précédemment, on puisse prendre des mets sans pain en dehors de la Soucca, c'est une Mitsva de fixer deux véritables repas par jour à la Soucca, un le soir et l'autre le jour, pendant les sept jours de Souccot, et le Chabat la Séouda Chélichit en plus.

6. S'il pleut, on est exempt de manger dans la Soucca et on peut prendre son repas à la maison, à l'exception des deux premiers soirs de Souccot, pendant lesquels on a l'obligation, malgré la pluie, de dire Kidouch dans la Soucca et d'y consommer au moins un Cazayit de pain.

7. On doit également dormir dans la Soucca, à moins que le temps soit pluvieux ou qu'on soit indisposé.

8. Le malade est exempt de résider dans la Soucca. 

9. On y introduit les enfants dès l'âge de 5 ans pour les initier à cette Mitsva. 

10.Les femmes sont exemptes de résider dans la Soucca comme de toute autre Mitsva régie par le temps. Si elles accomplissent néanmoins cette Mitsva, elles recevront leur récompense. 

11. Par un froid trop rigoureux, qu’on ne peut supporter, on est exempt de demeurer dans la Soucca. Il est insensé de s’imposer des souffrances et de rester dans la soucca sous la pluieou par un froid excessif.

Si on dit la Bérakha « Liyéchev Bassoucca » dans ces conditions, la Bérakha aura été dite en vain. 

12. Si au cours du repas, il commence à pleuvoir, on finira de manger à la maison. Si la pluie cesse, on n’aura pas l’obligation de retourner dans la Soucca mais on achève son repas à la maison où on dira également Birkat Hamazone. En cas de possibilité de pluie, il est préférable d’avoir l’intention, au moment de réciter le motsi, de finir éventuellement son repas à l’intérieur de la maison. 

13. Celui qui n’a pas pu construire sa propre Soucca, peut remplir son obligation en résidant dans la Soucca de son prochain. 

14. Si les lumières s’éteignent dans la Soucca le soir de Chabbat au moment du repas et que d’aures lumières sont allumées dans la maison, on pourra finir le repas à la maison.


LA SAINTETÉ DE LA SOUCCA 

1. La Soucca acquiert un caractère de sainteté équivalente à celle de la synagogue. On doit donc s'y conduire avec beaucoup de respect, ne pas traiter de sujets profanes, ne pas s'installer pour jouer, y rire ou y plaisanter. 

2. On n'introduit pas dans la Soucca les ustensiles où on a cuit, mais on transvasera les aliments des marmites dans des plats pour les servir dans la Soucca. On ne rince pas la vaisselle dans la Soucca. 

3. On peut introduire des meubles et des tapis dans la Soucca et y suspendre des fruits et des fleurs en guise de décoration. 

4. La Soucca étant consacrée à D., il est interdit pendant toute la fête d'utiliser le Sékakh ou bien les parois ou les décorations pour un usage personnel. 


LES ARBAA MINIM (LES 4 ESPÈCES) 

1. Pendant la fête, la Mitsva d'habiter dans la Soucca est accompagnée d'une autre Mitsva: celle des Arbaa Minim qui consiste à saisir un bouquet comprenant "4 espèces": le Loulav - une branche de palmier -, l'Etrog - un cédrat -, les Hadassim - 3 rameaux de myrthe -, et les Aravot - 2 rameux de saule -. On désigne le tout par le nom de Loulav. S'il manque au Loulav l'une de ces 4 espèces, on ne remplit pas la Mitsva. 

2. On fait le meilleur choix possible de ces espèces car toute Mitsva en l'honneur du Créateur doit être réalisée de la meilleure façon possible. 

3. Il est recommandé de posséder son propre bouquet de Loulav. Si l'on n'a pas les moyens de s'acheter ces Minim, on peut accomplir la Mitsva en empruntant le Loulav de son prochain. 

Dans ce cas, celui-ci lui en fera cadeau le premier jour de Souccot. car ce jour-là la Torah exige que chacun saisisse un Loulav qui lui appartienne. 

Après réalisation de la Mitsva, on rendra le cadeau, le Loulav, à son propriétaire, afin que celui-ci continue à s'en servir. 

L'usage est que la communauté achète les 4 Minim qui sont propriété collective à l'intention de ceux qui n'en ont pas. 

4. Les femmes sont exemptes de la Mitsva du Loulav comme de celle de la Soucca. Il existe des communautés où elles ont néanmoins pris ces Mitsvot sur elles comme une obligation: elles saisissent le Loulav en prononçant la Bérakha et elles s'assoient pour manger à l'intérieur de la Soucca. 


NETILAT LOULAV (LA FACON DE SAISIR LES 4 MINIM) 

1. La composition du bouquet des 4 Minim est la suivante: Un Loulav, trois Hadassim, deux Aravot et un Etrog. 

On ne noue que les 3 premiers, de la façon suivante: la tige centrale du Loulav devant soi, les 3 Hadassim à la droite du Loulav, les 2 Aravot à sa gauche, les extrémités inférieures de toutes ces plantes ensemble. 

On attache le tout avec des brindilles de Loulav, par des doubles noeuds. 

Il existe une autre façon d'attacher les Minim, adoptée par un grand nombre de communautés: 1 Hadas à droite du Loulav, le 2e à gauche et le 3e au milieu légèrement incliné vers la droite. Une Arava à droite, l'autre à gauche. 

2. Il est recommandé de préparer le bouquet la veille de Souccot. 

Si on ne l'a pas fait avant Souccot ou bien si le bouquet s’est détaché pendant la fête, on ne doit pas faire durant Yom Tov des noeuds doubles, uniquement des noeuds à l'instar des lacets de chaussures qui peuvent se défaire par une seule main exerçant une traction. 

3. La Mitsva de Nétilat Loulav commence le premier jour de Souccot au lever du soleil. 

Celui qui estime la valeur de cette grande Mitsva et désire la réaliser de la meil leure façon, se lève de bonne heure et saisit à ce moment là le bouquet du Loulav, de préférence à l'intérieur de sa Soucca, en prononçant deux Bérakhot:

  1) Baroukh Ata Ado-nay Elo-hénou Mélekh Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Al Nétilat Loulav 

  2) Chéhé'héyanou 

4. On procède de la façon suivante: On saisit le Loulav de la main droite, la tige centrale devant soi. 

On dit ces 2 Bérakhot, puis on soulève l'Etrog de la main gauche; on unit l'Etrog au Loulav, puis on agite l'ensemble. 

La Bérakha doit en ef fet être dite avant la réal isation de la Mitsva, et ce n'est que lorsqu'on saisit ensemble les 4 Minim que l'on accomplit la Mitsva. 

Il existe une autre façon de procéder: saisir le Loulav de la main droite et l'Etrog à l'envers (Pitémeth vers le bas) de la main gauche. On dit les Bérakhot puis on redresse l'Etrog. 

Ici encore on tient à prononcer les Bérakhot avant la réalisation de la Mitsva qui ne s'accomplit que lorsqu'on saisit correctement les 4 Minim. 

5. On ne réalise pas la Mitsva si l'on saisit le Loulav à l'envers ou en position horizontale, mais seulement les pointes des plantes vers le haut, dans la même direction où elles poussent. 

6. Celui qui n'a qu'une main, accomplit cependant la Mitsva en saisissant les 4 Minim de cette main. Un gaucher invertira l'ordre: Le Loulav de la main gauche et l'Etrog de la main droites 

7. Comme la Mitsva consiste à empoigner le bouquet du Loulav, ill est recommandé de le faire à mains nues afin que rien ne sépare les mains des 4 Minim, et certains ont même soin, s'ils portent une bague, de l'enlever. 

8. La Mitsva de Nétilat Loulav peut s'accomplir toute la journée, à partir du lever du soleil, mais pas la nuit.

9. On fait Nétilat Loulav tous les jours de Souccot excepté le Chabat. Chaque jour on dit la même Bérakha au moment de réaliser la Mitsva: Al Nétilat Loulav. On ne dit Chéhé'yanou que le premier jour. 

10. Si le premier jour de Souccot tombe le Chabat, on dit Chéhé'héyanou le deuxième jour. 

11. Si on a oublié de dire Chéhé'héyanou le premier jour, on le dira le deuxième. De même si on a été malade et qu'on n'a pas pu faire Nétilat Loulav au début de la fête, dès qu'on pourra réaliser la Mitsva , on dira Chéhé'héyanou . 

12. Dans les endroits où les Minim sont rares, la synagogue se les procure pour le compte de la communauté de façon à ce qu'ils soient considérés comme propriété de tous, car la Torah exige la réalisation de cette mitsva avec des Minim à soi pour le premier jour.

source:ravbenchetrit.com

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