Parachat Noah'
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Les Lois de Pourim 1ère partie

Halakhot de Pourim


TAANIT ESTHER

1. Le 13 Adar , veille de Pourim, est un jour de jeûne, Taanit Esther. En effet c'est le 13 Adar, du temps de Mardoché et Esther , que les juifs de Perse sous le règne d'Assuérus se sont assemblés pour se défendre contre leurs ennemis qui se préparaient à les exterminer.

Suivant la tradition instituée par Moché Rabbenou, ce même jour de guerre fut fixé comme jour de jeûne et d'invocation à D. pour la délivrance. 

De même, nous jeûnons le 13 Adar pour rappeler que D. exauce toute personne en détresse qui jeûne et s'engage dans une Téchouva sincère, comme en ces temps-là.


2. Si Pourim tombe le dimanche, on avance le jeûne au jeudi .


3. L'obligation de jeûner incombe à tous , à l'exception des femmes enceintes ou nourrices ou de personnes malades même sans gravité. Ceux-ci ne prendront que la nourriture strictement nécessaire à leur santé.


4. On ne jeûne que pendant la journée et il est permis de manger toute la nuit du Taanit jusqu'à l'aube, à condition d'avoir l'intention de veiller toute la nuit. 

Si l'on s'endort, même si on se réveille avant l'aube, on ne doit plus manger. Ce n'es t que si on a l'habitude de se réveiller au milieu de la nuit pour boire de l'eau, qu'on le peut cette nuit aussi. 

De toute façon, si avant de dormir on a l'intention de se réveiller avant l'aube pour manger, c'est permis.


5.L'année embolismique, qui comprend Adar I et Adar II, on jeûne le 13 Adar II.


MA'HATSIT HACHEKEL

1. A l'occasion de Pourim on a l'usage de donner le Ma'hat si t Hachékel, en souvenir de l'impôt par tête que l'on prélevait pour le service du Temple. Le mot Térouma (prélèvement) étant répété trois fois dans la Parachat Chékalim, on a l'habitude de donner trois pièces valant la moitié de l'unité de monnaie du pays respectif. 

Il est recommandé de les donner le jour de Taanit Esther avant Mine'ha, ou bien le jour de Pourim avant la lecture de la Méguila.


2. On donne le Ma'hatsit Hachékel à partir de 20 ans, selon une opinion, ou à partir de 13 ans révolus selon une autre.


3. Le mieux est de donner la contre-valeur du Ma'hat si t Hachékel que l'on prélevait et qui pesait à peu près 10 grammes d'argent.


4. Cet argent, qui doit être donné en tant que souvenir duMa'hatsit HaChékel et non en tant que Ma'hatsit Hachékel lui même, est destiné à des oeuvres sacrées d'Erets Israël.


LE MIRACLE DE POURIM

A Pourim, le 14 Adar, nous célébrons la délivrance miraculeuse de notre peuple durant sa captivité en Perse sous le règne du roi Assuérus, lorsque son ministre Aman, descendant d'Amalek, le premier et grand ennemi d'Israël, décréta, avec le consentement du roi, l'extermination totale des juifs.

En réa lité, le mirac le de Pourim se réa lise au travers de phénomènes naturels. C'est pourquoi le nom de D. ne figure pas dans le récit historique de ces événements: la Méguilat Esther lue à Pourim, car la nature ne dévoile pas ouvertement la présence de son Créateur.

Mais ces événements conve rgent de façon évidente vers un seul but, la délivrance du peuple, qu'on y voit forcément un miracle et non une simple coïncidence.

Nos Maîtres disent que "L'éternel anti cipe le remède à I maladie". Avant que le danger n'existe, il prépare la délivrance Ainsi Esther devant sauver son peuple, a accédé au trône avant même qu'Israël ne soit en danger d'extermination.


POURIM 1 ère Partie

Le remède peut cependant rester inopérant si nous ne somme pas méritants. Mais au contraire, la prière accompagnée d'un retour à la Torah par la Téchouva, a la force de mettre en action la miraculeuse machine divine qui va nous sauver. 

La mobilisation spirituelle générale organisée par Mardochée, chef de lacommunauté, fait son effet et déclenche le miracle qui va renversé la situation: mener à l'exécution d'Aman sur l'échafaud même qu’il avait préparé pour Mardochée et conduire à la délivrance du peuple et à son accession à une position privilégiée.

Pourim est plus qu'une commémoration, c'est une leçon historique de premier ordre. Nous sommes le même peuple depuis sa création. 

Notre nature divine n'est pas sujette à variation, nous changeons notre identité juive, notre essence spirituelle, nous nous exposons aux pires dangers. 

Amalek ne nous attaque que lorsque nous sommes faibles spirituellement et que nous négligeons la pratique du Judaïsme. 

En revanche, notre fidélité à la Torah attire sur nous une Providence miraculeuse et une protection divine en vue de notre survie et de notre conservation.


CHOUCHANE POURIM

Les villes fortifiées depuis l'époque de Josué (Yéhochoua Bin Noun) - comme c'est le cas de Jérusalem - ainsi que les localités voisines, jouissent du privilège de célébrer Pourim le 15 Adar au lieu du 14 Adar, à l'instar de Suse (Chouchane Habira) la capitale fortifiée de l'ancien royaume de Perse où le premier Pourim fut célébré le 15 Adar, alors que dans les autres villes ouvertes on le fêta le 14 Adar (d'où le nom de Chouchane Pourim pour le 15 Adar). 

Les villes pour lesquelles il existe un doute quant à la catégorie à laquelle elles appartiennent, suivront la majorité et fêteront Pourim le 14 Adar. La Méguila sera toutefois lue aussi, sans ses Bérakhot, le 15 Adar.

Les années embolismiques (dans lesquelles on ajoute un deuxième mois d'Adar) Pourim sera célébré respectivement le 14 et 15 Adar II. On signale tout de même le 14 et le 15 Adar I par la suppression du Ta'hanoun (et l'on désigne ces deux jours par Pourim Katane etChouchane Pourim Katane respectivement).


MEGUILAT ESTHER 

1. Méguilat Esther, ou la Méguila tout court, est le rouleau de parchemin où le livre d'Esther est écrit par un Sofer (scribe).

Tous, aussi bien hommes que femmes, ont l'obligation d'écouter la lecture de la Méguila deux fois, le soir et le jour de Pourim. Il est préférable pour les femmes d'écouter la Méguila lue par un homme."


2. La lecture de la Méguila le soir est précédée de trois Bérakhot:

- AI Mikra Méguila ("...Qui nous a prescrit la lecture de la Méguila").

- Chéassa Nissim Laavoténou: ("... Qui a fait des miracles en faveur de nos pères")

- Chéhé'héyanou: ("Qui nous a préservés... jusqu'à ce jour").


Le lendemain nous ne disons pas Chéhé'héyanou. Après la lecture on dit la Bérakha: Harav Eth Rivénou: ("Quilutte pour nous...")


3. Le soir on peut lire la Méguila à partir de l'apparition des étoiles. Il est interdit de manger avant d'écouter la Méguila même si on souffre à cause du jeûne.


4. La Méguila doit se lire en public, en vue de la propagation du miracle. Si le soir on n'a pas pu écouter la lecture à la synagogue, on peut encore remplir son devoir toute la nuit jusqu'à l'aube. 

Si on a manqué la lecture de la nuit, on ne peut pas la rattraper en faisant deux fois la lecture pendant la journée.


5. Le lecteur doit avoir l'intention d'acquitter le Kahal de son obligation, et chacun doit écouter avec l'idée de remplir ainsi son devoir. 

En outre, celui qui écoute doit suivre attentivement la lecture mot à mot, car si un seul mot lui échappe, il n'aura pas rempli son obligation. 

Pour cette raison il est préférable d'être muni d'une Méguila Kéchéra dans laquelle on lira à voix basse en même temps que le lecteur.

Avant de dire les Bérakhot, le lecteur déroule toute la Méguila en dehors de son étui. Il ne dit la Bérakha finale qu'après avoir enroulé de nouveau la Méguila.


6. Tout le Kahal a l'habitude de dire à haute voix les versets suivants de la Méguila qui rapportent des événements miraculeux et capitaux: Ich Yéhoudi..., la section du verset... Réva'hVehatsal a.. ., Balada Hahou..., Oumordekhaï Yatsa. .., Layéhoudim Hayéta Ora... Ki Mordékhaï ayéhoudi... 

Le lecteur doit relire ces versets après le Kahal.


7. Le lecteur doit mentionner les noms des dix fils d'Aman depuis Haméch Méot Ich jusqu' à Asséré t

(verset 9. 6-9) en un seul souffle.


8. Celui qui ne suit pas la lecture dans une Méguila Kéchéra (valable) doit se contenter de l'écouter, sans la lire à voix basse.


9. Même si on a lu la Méguila et qu'on ait ainsi rempli son obligation, on peut la relire avec ses Bérakhot dans l'intention d'acquitter d'autres personnes de leur devoir.

Source: Ravbenchetrit.com

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