Parachat Noah'

La Mitsva de se réjouir et d’étudier la Torah le jour de Pourim

Halakhot de Pourim


Il est un devoir de faire un grand repas le jour de pourim.
Léh’atéh’ila (selon le Din à priori), il faut consommer du pain lors de ce repas.

Le RAMBAM écrit (chap.2 des règles relatives à la Méguila, règle 15) :
Comment devons-nous faire ce repas ? Il faut consommer de la viande et préparer un bon repas selon ses possibilités. Il faut aussi boire du vin jusqu’au stade d’être ivre pour aller ensuite dormir du fait de cette ivresse. Il est une Mitsva de consommer exclusivement de la viande de bétail lors de ce repas.

Le Meïri écrit (commentaire sur Méguila 7b):
On a le devoir de multiplier la joie le jour de pourim, ainsi que de manger et de boire de façon consistante … Cependant, nous n’avons pas le devoir de boire au point de s’enivrer et de diminuer notre dignité aux yeux des autres. Nous n’avons pas le devoir de nous adonner à la débauche et à la débilité, mais seulement de nous réjouir du plaisir qui nous mènera vers l’amour d’Hachem, et vers la reconnaissance pour les Miracles qu’Il nous prodigue. Fin de citation de l’essentiel de ses propos.


À partir de ces propos, chacun doit tirer des conclusions. Même si l’on pense qu’il n’est pas dans notre nature d’entamer des paroles de Torah et de chants sacrés lors du repas de pourim, malgré tout, « le faible doit se dire qu’il est fort » et commencer à adopter cette attitude au moins lors de ce repas de pourim qui peut devenir un véritable repas de réjouissance de Mitsva et d’amour d’Hachem, mais qui peut aussi – H’ass Véchalom – devenir un repas vide de tout contenu, et constitué uniquement de débilité et de futilité. En agissant comme nous l’avons suggéré, chacun peut mériter de s’attirer le respect des autres, et transformer l’aspect de son foyer en une maison où règne l’amour de la Torah et la Crainte d’Hachem.

Il est convenable pour tout homme, avant le repas de Pourim, de s’assoir durant au moins une heure pour étudier la Torah, à partir des Midrachim de nos maîtres et des commentaires de la Méguila, chacun selon son niveau. Comme il est dit dans le verset de la Méguila : « Pour les juifs, ce fut la lumière et la joie ... » Nos maîtres commentent ce verset ainsi dans la Guémara Méguila (15b) : la lumière signifie l’étude de la Torah. De plus, c’est à Pourim que les juifs acceptèrent sur eux l’intégralité des Mitsvot de la Torah, comme l’enseignent nos maîtres dans la Guémara Shabbat (88a) : Israël accepta de nouveau la Torah du temps d’Ah’achvéroch.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit dans son livre H‘azon Ovadia-Pourim (page 181) que le mérite de l’étude de la Torah le jour de Pourim a une importance encore plus grande que les autres jours de l’année, car ce jour-là, très peu de personnes étudient la Torah puisque chacun se consacre à la réjouissance de Pourim et aux Mitsvot du jour. Or, l’étude de la Torah est le secret de la survie de l’univers, comme il est dit : « Si mon alliance (l’étude de la Torah) n’était pas observée jour et nuit, je n’aurais pas établis les règles du ciel et de la terre. »

On raconte au sujet du Admour Rabbi Ménah’em Mendel de Koutsk:
Il dit un jour à ses H’assidim qu’un jour de Pourim, tout le monde était très occupé aux Mitsvot de Pourim, et très précisément à cet instant, le Gaon de Bialé s’est assis et étudia la Torah, et c’est par son mérite que le monde fut maintenu à ce moment précis, au point où son étude éveilla un grand tumulte dans le ciel, et on prit la décision qu’il aurait un enfant avec une grande âme. Cet enfant n’est autre que le Gaon de Soktchov auteur du « Avné Nézer », qui illumina les yeux d’Israël par sa Torah. (plus tard, il devint le gendre du Gaon de Koutsk).

Par conséquent, chacun se doit de se libérer une heure pour étudier la Torah le jour de Pourim, et recevra ainsi une grande récompense du ciel.
Le plus convenable est d’étudier immédiatement après la prière du matin en revenant de la synagogue, ou même en étant encore à la synagogue, et ne pas rester oisif de Torah un jour aussi important.

Source: Halakha Yomit

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