Parachat Noah'
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Cuire pendant Chabbat

Halakhot de Chabbat


Poursuivons dans le Yalqout  Yossef

1) Celui qui cuit pendant Shabbath de manière involontaire, c’est à dire qu’il pensait que ce travail est permis pendant Shabbath ou bien parce qu’il a agi ainsi sur l’injonction d’un sage qui s’est trompé dans la loi, ou bien parce qu’il pensait que Shabbath n’était pas encore entré ou tout cas qui ressemble, l’aliment cuit est interdit pendant Shabbath que ce soit pour lui ou que ce soit pour les autres. 

A la sortie de Shabbath l’aliment cuit est permis à la consommation y compris pour celui qui a cuit et ce immédiatement à l’issue de Shabbath, et il n’est pas nécessaire d’attendre le temps nécessaire à la cuisson [ce que nous trouvons de nos jours des individus qui disent « ce n’est pas grave » et même lorsqu’on leur explique la halakha ils ne l’acceptent pas (« rien n’est grave » ….), ceci n’est pas considéré comme une faute involontaire, mais c’est considéré comme une faute volontaire).

Certains disent qu’en cas de besoin on peut être plus souple en cas de besoin et de profiter du fruit de ce travail y compris pendant ce Shabbath, cependant il ne faut pas que les Séfaradim soient souples même en cas de besoin du fait que nous avons [N.B. nous Séfaradim] pris sur nous les enseignements de Maran l’auteur du Shoulhan Aroukh qui a interdit de profiter de ce travail pendant ce Shabbath y compris lorsque le travail a été fait de façon involontaire. 

En conséquence s’ils ont « transgressé » et posé sur la plaque de Shabbath, involontairement, un plat qui n’a pas été cuit du tout précédemment et qui a [ainsi] cuit pendant Shabbath, même s’ils ne disposent pas d’autre plat cuisiné, ils devront manger du pain et d’autres aliments et ne devront pas être souples et consommer cet aliment cuit. 

Tout ce qui vient d’être vu (l’interdit) n’est valable que dans des circonstances où la cuisson est interdite par la Torah, par contre dans des circonstances où la cuisson est interdite n’est interdite « que » par ordre Rabbinique et que l’acte a été fait involontairement il est permis de profiter de ce travail [c’est à dire pendant Shabbath] comme nous le verrons plus loin au §69.

Yalqout Yossef Shabbath T3 page 17, cependant l’avis du Gaone de Vilna et du Biour Halakha est d’être plus souple dans ce cas lorsque l’interdit a été fait involontairement. Dans le livre Ménouhat Ahava, l’auteur est plus souple en cas de besoin [lorsque l’interdit a été commis involontairement] y compris pour les Séféradim. 

Cependant, comme cet avis est contre celui de Maran l’auteur du Shoul’han Aroukh , il nous est imporssible d’être souple dans ce cas car nous [les Séféradim] avons pris sur nous les enseignements de Maran [Rabbi Yossef Karo] même en cas de besoin.

[Yalqout Yossef, Shabbath T3 page 17. Cependant l’avis du Gaone de Vilna et du Biour Halakha est d’être souple dans ce cas lorsque l’interdit a été commis involontairement. Dans le livre Ménouhat Ahava l’auteur est souple en ce cas en cas de besoin y compris pour les Séféradim. Cependant comme cet avis est contre l’avis de Maran [Rabbi Yossef Karo, l’auteur du shoul’han Aroukh] il est impossible d’être souple en ce cas car nous avons pris sur nous les enseignements de Maran [nous = les Séfaradim] y compris en cas de besoin. 

Lorsque dans certains cas nous tranchons la Halakha contre Maran c’est seulement en cas de force majeure et un très grand besoin ou bien particulièrement en cas de grosse perte et également lorsque de nombreux décisionnaires médiévaux  ont un avis qui n’est pas le même que celui de Maran. 

Cependant dans notre cas ce n’est pas considéré comme un si grand besoin].

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