Parachat Noah'
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Contes Juifs

Ecrivain malgré moi

Contes Juifs

La vie de chacun d’entre nous peut être lue comme une anthologie de récits ‘hassidiques. Je voudrais vous raconter une histoire tirée de ma propre anthologie.

Pendant de nombreuses années, j’ai participé en tant qu’orateur au Chabbaton (« Chabbat plein ») d’hiver, à Crown Heights, le quartier ‘Habad de Brooklyn. Il y a une vingtaine d’années, cependant, j’ai commencé à « craquer ». À tel point que j’avais du mal à supporter le son de ma propre voix.

Je n’arrivais plus à répondre mille fois à la même question. J’en avais assez. C’est dans cet état d’esprit que j’arrivais à Crown Heights, en décembre 1990, pour ce qui me semblait être ma dernière participation à un cycle de conférences. D’autre part, je me sentais fortement coupable.

En effet, le Rabbi m’avait encouragé à participer à ces conférences, et maintenant je craignais de le décevoir. La ‘Hassidout n’apprécie pas les défaitistes. Cependant, il n’y avait vraiment rien à faire ; je n’avais plus la force de parler. J’avais passé des heures à réfléchir à une activité de substitution, mais je n’avais rien trouvé.

Un grand découragement
Comme prévu, le discours que je prononçai au cours de ce Chabbaton fut un véritable désastre – décousu, haché et sans grand intérêt. C’était le chant du cygne de l’orateur. Outre l’ennui et la culpabilité, je ressentais à présent un grand découragement !

Le dimanche matin, le Rabbi recevait les visiteurs. Tous ceux qui le souhaitaient pouvaient rencontrer le Rabbi et recevoir sa bénédiction et un dollar pour la Tsédaka.

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Un sacré match de Basket!

Contes Juifs

Cet été, j’ai assisté à la circoncision du fils d’un de mes bons amis : Tamir Goodman.

Au milieu du repas qui suivit, une dame élégante, âgée d’une soixantaine d’années, prit la parole. C’était la veuve du regretté député, le Professeur Avner Shaki. Elle tenait à expliquer la raison de sa présence.

Un an auparavant, Tamir lui avait téléphoné pour parler à son mari mais, en apprenant qu’il n’était plus de ce monde, il demanda s’il pouvait lui parler, à elle. En se présentant, il commença par la remercier en affirmant : « Vous et votre mari, vous m’avez sauvé la vie ! »

Au début, elle ne comprit pas son exaltation ; elle parvint à le calmer et il raconta son histoire.

Tamir Goodman est un Juif pratiquant. Il y a quelques années, il était une célébrité. A l’université, aux Etats-Unis, il s’était révélé un si bon joueur de basket que tous les matchs que son équipe devait disputer étaient systématiquement programmés pour ne pas tomber le Chabbat : quelque chose d’absolument exceptionnel aux Etats-Unis.

Puis la meilleure équipe d’Israël le « racheta » et cela fit la une de tous les journaux sportifs : il devint le chouchou des médias.

Mais soudain la roue tourna. Son genou le faisait souffrir. A tel point que les médecins se montrèrent pessimistes. Il ne pouvait plus participer aux matchs.

Ces coéquipiers se moquaient de lui et l’avenir lui paraissait bien sombre. Il n’y avait pas d’autre solution que d’opérer. Cependant les spécialistes lui laissèrent peu d’espoir : il n’avait peut-être que 5% de chances de retrouver ses capacités. Les médias qui l’avaient encensé ricanaient maintenant et, chaque semaine, il lisait ou entendait des remarques perfides qui lui rendaient la vie insupportable.

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De l'autre côté de l’océan

Contes Juifs

J’ai entendu cette histoire d’un homme qui a maintenant plus de soixante ans et qui habite à Los Angeles, en Californie.

« A l’âge de dix-huit ans, j’ai été enrôlé dans l’armée américaine, alors engagé dans le conflit du Vietnam. Nous avons suivi de longs mois d’entraînement puis on nous accorda deux semaines de repos avant d’embarquer pour le sud-est asiatique.

Pendant que je me relaxais à la maison, mes parents décidèrent : « Puisque nous habitons à Crown Heights, et bien que nous ne soyons pas des ‘Hassidim de Loubavitch, il serait sûrement profitable d’avoir une Ye’hidout, une entrevue privée avec le Rabbi, afin qu’il t’accorde sa bénédiction et que tu reviennes sain et sauf ».

Durant l’entrevue, le Rabbi se tourna vers moi et me dit : « Je veux vous donner des Téfilines à emporter avec vous de l’autre côté de l’océan ».

J’étais surpris et je répondis : « Rabbi ! Je suis pratiquant ! Je mets les Téfilines chaque jour ! Je possède ma propre paire ! »

Le Rabbi devint très sérieux : « Avez-vous entendu ce que j’ai dit ? Je veux vous donner des Téfilines à emporter avec vous ! » Mes parents tremblèrent tant le Rabbi parlait d’une voix forte et d’un ton sans réplique. Et le Rabbi ajouta : « Vous reviendrez à la maison sain et sauf ! »

Quelques jours plus tard, je fus convoqué au secrétariat du Rabbi pour prendre un paquet. Quand je me présentai, on me donna les Téfilines que le Rabbi avait désiré me donner.

Mes vacances prirent fin. Je laissai mes propres Téfilines chez mes parents et emportai ceux que le Rabbi m’avait offerts. Mon régiment était supposé prendre l’avion pour le Vietnam mais, juste avant l’embarquement, un général s’approcha de notre commandant et expliqua qu’il devait absolument embarquer dans notre avion.

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