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Contes Juifs

Quoi ? Des LEGO ?!

Contes Juifs

Quoi ? Des LEGO ?
«Vous allez construire une Ménorah en Lego ? Entièrement en Lego ? Sérieusement ?»

Telles furent les premières réactions dans notre communauté quand on apprit que, cette année, nous avions décidé de construire notre Ménorah en Lego. Oui, nous étions décidés : la ville de Santa Barbara en Californie serait gâtée avec une fête de ‘Hanouccah comme jamais auparavant !

Nous avons envoyé des cartes postales pour annoncer l’événement, nous avons déposé des fascicules dans tous les magasins juifs. La Ménorah en Lego était dans toutes les conversations : «Vous avez entendu la nouvelle idée des Loubavitch cette année ?», «Ils ont toujours des idées si originales !» ou encore : «Mes enfants attendent avec impatience de voir la Ménorah en Lego !»

Je contactai le journal local pour un espace publicitaire dans la liste des événements du mois.

Comme «par hasard», la standardiste me transféra sur un «mauvais» numéro : quand j’expliquai pourquoi je téléphonai, la personne au bout du fil m’informa que je m’étais trompée de service mais que cela l’intéressait néanmoins puisqu’elle éditait son propre guide qui devait être imprimé le jour même pour la fête américaine de Thanksgiving !

Je lui envoyai donc immédiatement par email la documentation que m’avaient fait parvenir auparavant d’autres émissaires du Rabbi (un grand merci à mes prédécesseurs dans cette entreprise !) qui avaient eux aussi construit une immense Ménorah en Lego.

Le jour de Thanksgiving, je me précipitai bien sûr sur le guide en question : la Ménorah en Lego était en Une ! L’éditrice avait trouvé l’idée réellement formidable : utiliser des objets aussi simples que les Lego pour créer un symbole hautement spirituel !

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Sauvé des nazis grâce à l'Ahavat Israël

Contes Juifs

Alors qu’il n’était encore connu que comme « le gendre du Rabbi (Yossef Its’hak Schneersohn de Loubavitch) », celui qui allait devenir le Rabbi dirigeait, un Chabbat, une réunion ‘hassidique. Il évoquait l’importance de « Ahavat Israël », l’amour gratuit pour un autre Juif, quel que soit son niveau d’adhérence à la Torah et à la pratique religieuse : « Quoi qu’il fasse, qu’il dise ou qu’il pense, chaque Juif est un Beth Hamikdach, un sanctuaire miniature qui possède la capacité de révéler le Créateur et le désir d’accomplir la Torah.

C’est notre responsabilité d’aborder chaque Juif dans la rue pour le démontrer ! »

Ces mots impressionnèrent les ‘Hassidim qui, jusqu’alors, avaient adopté une attitude défensive au sein du monde environnant plutôt que de songer à la diffusion de la ‘Hassidout.

C’est pourquoi l’un des participants osa demander ce que chacun pensait en son for intérieur : « Vous voulez dire que nous devons aborder les Juifs dans la rue, ici à New York, leur demander s’ils sont Juifs et les convaincre de pratiquer les commandements de D.ieu ? Ils nous prendront pour des fous et se moqueront de nous ! Qu’aurons-nous gagné ? »

Calmement, le Rabbi répondit : « Venez ! Je vais vous montrer comment agir ! »

Il sortit de la synagogue et les ‘Hassidim le suivirent. La grande avenue de Eastern Parkway connaissait un trafic dense et les piétons se dépêchaient. Le Rabbi remarqua alors une dame qui traversait la rue tout en portant des sacs remplis de ses courses à l’épicerie. Il lui sourit et la salua d’un cordial « Bonjour ! ».

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Et maintenant ?...

Contes Juifs

Depuis quatre jours, le village de Kfar 'Habad s’était enveloppé de deuil. Une nuit, des « Fedayines » (on ne les appelait pas encore des terroristes) s’étaient introduits dans le village. Ils avaient pénétré dans la petite synagogue et avaient abattu de sang-froid avec leurs fusils cinq jeunes élèves et leur professeur, en avaient blessé dix autres, en pleine prière : leur sang avait giclé sur leurs livres encore ouverts.

Les habitants du village étaient tous horrifiés : à peine sortis d’Union Soviétique où ils avaient enduré toutes sortes de persécutions, ils étaient enfin arrivés sur la Terre promise mais y avaient subi l’impensable : un pogrome en Israël ! Un pogrome contre Loubavitch !

Les hommes à la barbe fournie, les femmes à la tête couverte, les enfants aux yeux écarquillés ne pouvaient s’arrêter de pleurer. Priant en hébreu, se lamentant en russe et en yiddish, tous se demandaient : et maintenant ?

Ces ‘Hassidim qui avaient survécu aux pogromes du Tsar Nicolas et que l’Armée Rouge n’avait pas intimidés, qui avaient été exilés en Sibérie dans les terrifiants « camps de rééducation » du Goulag, qui ne s’étaient pas inclinés devant le KGB, étaient maintenant paralysés, désespérés. Au cœur du nouvel Etat juif, ils avaient été frappés au plus profond d’eux-mêmes.

Rav Avraham Myers avait été officier dans l’Armée Rouge. On disait qu’il avait calmement chanté des mélodies ‘hassidiques tandis qu’une bande de soldats l’avait battu avec les crosses de leurs fusils.

Maintenant, il se lamentait : « Maître de l’univers ! Pourquoi ? Ces enfants n’ont rien fait de mal ! Ils étudiaient la Torah ! »

Le village tremblait sur ses fondations. Certains y voyaient un signe : leur rêve d’une vie sereine sur la Terre Sainte était-il prématuré ? Peut-être devaient-ils démanteler le village naissant, se disperser sous d’autres cieux, se réfugier dans des pays plus sûrs ? Le village se mourrait lentement.

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