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Contes Juifs

Une découverte surprenante grâce aux beignets

Contes Juifs

Il y a dix ans, Rav Binyamin Scheiman, émissaire du Rabbi dans la ville de ‘Des Plaines’, dans le sud de l’Illinois, se rendit peu avant ‘Hanouccah dans la prison de haute sécurité de Chester.

Avant chaque fête juive, il visitait toutes les prisons de la région pour apporter aux prisonniers des journaux et fascicules d’explications : pour les détenus, c’était une bouffée d’air pur, d’air saint qu’ils attendaient à chaque fois avec impatience.

«Cette fois, je suis arrivé avec les guides de ‘Hanouccah, joliment décorés et remplis d’explications, de rappels historiques et de schémas permettant de comprendre comment allumer les bougies et comment célébrer la fête dans la joie. J’ai d’abord contacté l’aumônier de la prison, Mike Green, pour lui demander la permission de distribuer les fascicules.

Mike a 43 ans et c’est un prêtre protestant. Mais il entretient des relations cordiales avec les détenus juifs. Un jour, il avait même écrit dans le journal de sa paroisse que, puisque D.ieu avait promis à Abraham dans la Genèse : «Je bénirai ceux qui te bénissent», il en résultait que ceux qui bénissaient les descendants d’Abraham seraient bénis : il convenait donc de bénir les Juifs.

Mike conservait même dans son bureau des Téfiline, au cas où l’un des prisonniers désirerait les mettre.

Je lui ai montré les fascicules avec l’histoire de ‘Hanouccah, les lois et coutumes de la fête, le guide précis de l’allumage. La dernière page était consacrée à la recette des beignets : à la confiture, au chocolat, au fromage… et aux pommes de terre, les fameux latkes frits à l’huile.

Le prêtre regarda avec attention chaque page, surtout celle des recettes : cela ne m’étonna pas outre mesure car, à en juger par son gabarit impressionnant, il était évident que Mike s’y connaissait en gastronomie…

En me rendant le fascicule, il remarqua, comme s’il se parlait à lui-même : «Ils ressemblent tout à fait à ceux de ma grand-mère !».

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Un pelerinage miraculeux

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En octobre 2012, des soldats de Tsahal patrouillent le long de la frontière de Gaza quand ils remarquent un colis suspect : le commandant Ziv Shilon s’approche et le colis, actionné à distance par des terroristes, explose, le blessant grièvement.

«Il était deux heures du matin» raconta plus tard Ziv aux média israéliens. «J’ai rampé jusqu’à la charge moi-même car je craignais que, si un autre s’exposait, il ne saurait pas la désamorcer. Je sentais que je risquais de me blesser car les terroristes profitent de l’obscurité mais j’ai estimé qu’il était de mon devoir de m’impliquer, avec tous les risques inhérents à ce genre d’opérations».

De fait, Ziv perdit sa main gauche - arrachée par l’explosion - mais trouva la force de courir rejoindre son commando, de peur d’être kidnappé. Sa main droite saignait abondamment. Il fut transporté d’urgence en hélicoptère à l’hôpital. Sa convalescence s’annonçait d’ores et déjà comme douloureuse et longue : on lui posa une prothèse pour remplacer sa main gauche mais sa main droite ne fonctionnait plus.

Dès que l’incident fut connu, Rav Menachem Kutner – responsable Loubavitch pour le bien-être des victimes du terrorisme – contacta Ziv, le réconforta et l’encouragea : Ziv était un homme jeune prometteur, dont la vie avait brusquement basculé, dont les rêves s’étaient écroulés.

Après plusieurs mois de rééducation, Ziv se remit un peu, bien que, psychologiquement, il restait très fragile et déprimé. Rav Kutner lui proposa de se joindre à un groupe d’autres soldats pour un voyage de détente organisé à New York sous sa direction.

«Nous avons visité New York avec toutes ses attractions, même celles que la plupart des touristes ne peuvent s’offrir comme par exemple un tour de la ville en hélicoptère, une visite d’un stade sportif et toutes sortes d’activités adaptées aux handicapés.

Nous avons consacré le vendredi à l’aspect juif avec, en particulier, une visite à Queens, au Ohel, le tombeau du Rabbi puis à Brooklyn, dans le bureau du Rabbi suivi d’une promenade dans le quartier de Crown Heights, quand les ‘Hassidim se préparent pour l’entrée de Chabbat, spectacle hautement sympathique et surréaliste pour des Israéliens blasés.

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Un étrange plat de Chabbat

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La famille Ben-Ari à Safed, dans le nord d’Israël, est renommée pour son hospitalité : chaque Chabbat, des dizaines d’invités se régalent à leur table, non seulement de bons petits plats mais aussi de paroles de Torah qui apportent inspiration et enthousiasme.

L’année dernière, deux semaines avant Roch Hachana, tout un groupe de soldates passèrent Chabbat à Safed et furent invitées chez les Ben-Ari. Comme il en a l’habitude, Rav Ben-Ari demanda, au cours du repas, à chaque convive de prendre la parole et d’ajouter une touche personnelle à la conversation.

Certaines en profitèrent pour poser des questions plus ou moins provocantes sur le judaïsme, d’autres racontèrent des souvenirs marquants… Une femme-officier créa pourtant la surprise en annonçant tout simplement : «Grâce à ce Chabbat, j’ai décidé de devenir pratiquante !».

Bien entendu, tous la regardèrent en écarquillant les yeux. C’était là son premier Chabbat et elle n’était pas connue pour être facilement émotive. Elle expliqua :

«Je suis végétalienne : non seulement je m’abstiens de manger viande et poisson, mais je souffre aussi de la maladie céliaque et ne peux manger aucun aliment contenant du gluten. Chaque fois que je suis invitée, j’informe mes hôtes de ces restrictions : à l’armée, on connaît déjà mes besoins et on me prépare des plats spéciaux.

Le fait est que mon plat favori est le quinoa : c’est non seulement nourrissant mais c’est aussi facile à préparer.

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