Parachat Noah'
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Contes Juifs

Le Procès

Contes Juifs

Comme chaque vendredi après-midi, la maison de Rabbi Its’hak Eizik, le Rabbi de Vitebsk quittait peu à peu le temps profane pour s’emplir de la lumière intemporelle du Chabbat.

Pourtant, plusieurs coups bien sonores frappés à la porte contraignirent le Rabbi d’abandonner ses saints préparatifs.

Un homme était là qui, sans ambages, indiqua l’objet de sa visite : il avait besoin d’un din-torah, d’une sentence rabbinique.

« C’est que, dit Rabbi Eizik, je suis maintenant très pris. Est-ce que tu ne pourrais pas revenir avec ton contradicteur après Chabbat ? ».

Non, l’homme ne le pouvait pas. Il était un mélamed, un instituteur, et, toute la journée, tous les jours, du matin au soir, il s’occupait des enfants. De toute la semaine, son seul moment disponible était le vendredi après-midi.

Rabbi Eizik dut ainsi se résoudre à entendre la dispute qu’on voulait lui soumettre. Cependant, il arrêta le mélamed : « avant que tu m’exposes ta demande, tu dois aller chercher ton contradicteur ; je n’ai pas le droit de t’écouter hors de sa présence ».

La réponse tomba , fracassante : « Il est là, c’est D.ieu ».

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Un Lag Baomer INOUBLIABLE

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C’était un dimanche et une gigantesque parade se préparait devant le 770 Eastern Parkway à Brooklyn, le quartier général mondial du mouvement ‘Habad-Loubavitch.

Comme on évaluait que la foule y serait très nombreuse, le Rav Dworkin, le rav du quartier de Crown Heights à l’époque, avait décidé que les couples qui désiraient recevoir en ce jour spécial une bénédiction du Rabbi pour mettre au monde des enfants attendraient devant la maison personnelle du Rabbi, au 1304 President Street à quelques encablures de là.

Il fallait donc y assurer également un « service d’ordre » et il fut décidé que les jeunes gens mariés étudiant au Kollel s’en chargeraient.

« Par nature, je n’étais pas du genre à pousser les gens pour les forcer à bouger, explique Reb Alter Bukiat.

On me nomma donc “responsable de la portière” de la voiture : dès que le Rabbi aurait béni tous les couples qui se pressaient devant sa maison, je devrais ouvrir la portière de la voiture et la refermer immédiatement dès que le Rabbi se serait installé en veillant à n’écraser les doigts de personne, afin que le conducteur puisse démarrer rapidement et ne pas faire perdre de temps au Rabbi.

Jamais je n’oublierai ce moment. Il y avait là de très nombreux couples : des ‘hassidim Loubavitch certes, mais aussi d’autres communautés, ‘hassidiques ou non, et certains qui n’avaient pas du tout le “look” pratiquant.

Le Rabbi sortit de sa maison à 10 h. Mais il ne parvint à sa voiture – pourtant garée exactement devant son domicile – qu’à 10 h 20. Entretemps, on entendit des cris et des pleurs. À certains couples, le Rabbi accorda sa bénédiction, quant à d’autres...

il semblait que le Rabbi ne les avait pas entendus et ceci était à l’évidence un signe amer.

C’est alors qu’arriva mon tour. Le Rabbi s’approcha de la voiture, j’ouvris prestement et largement la portière malgré la pression de la foule autour de moi. Je tenais la portière de toutes mes forces afin qu’elle ne retombe pas brusquement sur le Rabbi, à D.ieu ne plaise.

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La mort de Sadate était prévue...

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Le Rav Aaron Dov Halprin, rédacteur en chef du journal « Kfar ‘Habad » publié dans la ville du même nom en Israël, raconte :

C’était en 1981, à la fin du mois de Tichri 5742. Je venais de rentrer de New York où j’avais passé le mois des fêtes au « 770 ». Un message me disait de rappeler d’urgence le professeur Yossef Tsuriel de ‘Haïfa...

Le professeur Tsuriel était un spécialiste mondial du sable (ne me demandez en quoi cela consiste) et avait voyagé dans le monde entier à ce sujet, y compris, de façon secrète, dans plusieurs pays arabes.

Votre Rabbi est vraiment un grand sage !C’était la première fois que j’entendais cet homme, d’ordinaire de nature calme et réfléchie, avec autant d’excitation dans la voix.

– Écoute-moi ! Votre Rabbi est vraiment un grand sage ! me dit ce vieil ami.

– Que se passe-t-il ? lui ai-je demandé.

– Sadate, qui a été assassiné il y a deux semaines !

– Mais quel rapport avec Sadate ? ai-je dit. Il avait piqué ma curiosité.

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